Le président du Conseil national de suivi de l'accord a plaidé le 30 juillet pour un dialogue associant toutes les parties, y compris l'AFC/M23, Joseph Kabila et les détenus politiques. Une position en contradiction directe avec la ligne du gouvernement.
Le porte-parole du gouvernement exclut les rébellions armées des consultations internes du dialogue, tout en maintenant les processus diplomatiques de Washington et de Doha. Il pose une ligne rouge sur la participation du M23.
Après l'arrêt du 28 juillet, la Coalition Article 64 a jugé le 29 juillet la décision « nulle et non avenue », dénoncé une « rébellion judiciaire de la Cour contre le peuple souverain » et confirmé une mobilisation pour le 15 août.
La Cour a déclaré le 28 juillet la loi sur le référendum conforme à la Constitution, tout en assortissant treize de ses articles de réserves et en limitant à quatre les matières soumises à référendum. Elle ne fixe aucune date de scrutin.
Annoncé le 17 juillet, encadré par une ordonnance promise « dans les prochains jours », le dialogue reste sans texte au 24 juillet. La ligne de fracture s'est déplacée du calendrier vers la question de savoir qui y participera.
Le Consortium pour la paix et le développement, par sa coordonnatrice Marie Nyombo Zaina, a rendu publique le 24 juillet une déclaration de soutien à l'initiative présidentielle de dialogue national.
L'Association congolaise pour l'accès à la justice, par la voix de Me Georges Kapiamba, soutient le dialogue mais pose une condition : qu'il ne prive pas les victimes de l'Est de leur droit à la justice.
La chanteuse comparaît devant le tribunal militaire de Ngaliema aux côtés de neuf militaires. La partie civile a jugé incomplets les relevés versés au dossier. L'affaire a été renvoyée au 30 juillet.
Une vague d'attaques a frappé le territoire de Mambasa entre le 22 et le 24 juillet. Radio Okapi consolide un bilan d'au moins 32 morts, une ONG locale évoque 27 tués et 11 disparus. Les chiffres restent provisoires.
Le 24 juillet, les députés ont adopté à l'unanimité un projet de loi d'habilitation portant sur cinq matières. Les débats ont été vifs sur le volet marché du carbone, certains élus réclamant un examen parlementaire approfondi.
Des affrontements d'une intensité rare ont éclaté dans la nuit du 24 juillet à Masisi-Centre, au Nord-Kivu. De nouveaux habitants ont fui, certains se réfugiant dans l'enceinte de l'hôpital général.
Le texte, adopté le 24 juillet, vise à moderniser et professionnaliser les FARDC autour de six programmes, du renseignement à l'industrie de défense. Il doit encore passer au Sénat.