Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Société

Pénurie d'eau au site de déplacés de l'ISP à Bunia

Le site de déplacés de l'ISP à Bunia, en Ituri, fait face à une grave pénurie d'eau potable, selon Radio Okapi. Près de 16 000 personnes ne disposent que d'un unique point d'eau défaillant, augmentant les risques sanitaires dans un contexte d'épidémie d'Ebola.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Pénurie d'eau au site de déplacés de l'ISP à Bunia
Photo d'illustration© Alfani Franck, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Selon Radio Okapi, le site des personnes déplacées de l'Institut supérieur pédagogique (ISP), situé dans le quartier Muzipela à Bunia, traverse une crise d'approvisionnement en eau potable. La population du camp est estimée à près de 16 000 personnes, réparties dans environ 3 500 ménages et 39 blocs.

Une infrastructure défaillante

Le camp ne dispose que d'une seule source d'eau équipée de quatre robinets. Ces installations ne fournissent plus d'eau de manière régulière, rapporte la radio. Même lorsque l'approvisionnement fonctionne, les quantités restent largement insuffisantes pour couvrir les besoins des habitants. Le réseau de tuyauterie desservant les 39 blocs est décrit comme presque entièrement hors service en raison de son état de délabrement avancé.

Risques sanitaires et épidémie d'Ebola

Olivier Bavi Karba, président de l'Association des personnes déplacées en Ituri, affirme que cette pénurie compromet sérieusement le respect des mesures d'hygiène et de prévention contre la maladie à virus Ebola. La province maintient une vigilance sanitaire depuis le début de l'épidémie en mai dernier. Selon les responsables locaux cités par Radio Okapi, le site a déjà enregistré une dizaine de cas confirmés et une vingtaine de cas suspects d'Ebola depuis le début de l'épidémie.

Recours à des sources alternatives et appel à l'aide

Faute d'alternative, certains ménages achètent de l'eau dans les puits des quartiers voisins. D'autres se rabattent sur les eaux de la rivière Ngezi, malgré les risques sanitaires liés à leur consommation. Asimwe Kiza, secrétaire du comité des déplacés du site de l'ISP, appelle les organisations humanitaires à renforcer rapidement les capacités d'approvisionnement en eau afin de prévenir la propagation des maladies.

Partager

À lire aussi