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Société

Journée des personnes âgées : violences et accusations de sorcellerie dénoncées au Kongo-Central

À l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées le 1er novembre, un acteur de la société civile de Mbanza-Ngungu alerte sur les maltraitances, accusations de sorcellerie et meurtres dont sont victimes les aînés en milieu rural au Kongo-Central.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Journée des personnes âgées : violences et accusations de sorcellerie dénoncées au Kongo-Central
Photo d'illustration© Keren inga, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La Journée internationale des personnes âgées, instituée par l'ONU en 1990 et célébrée le 1er novembre, a été l'occasion pour Victor Nzuzi Mbembe, notable et acteur de la société civile dans le secteur de Boko au territoire de Mbanza-Ngungu, de dénoncer les violences subies par les aînés dans plusieurs villages de la province du Kongo-Central. Selon Radio Okapi, qui rapporte ses déclarations, les personnes du troisième âge y sont régulièrement humiliées, agressées physiquement, accusées de sorcellerie et parfois tuées.

Des cas concrets recensés dans le territoire

Victor Nzuzi Mbembe cite plusieurs exemples récents. En septembre dernier, un homme de 90 ans aurait été brûlé vif dans sa maison à Kimbongo à la suite d'un conflit foncier. À Gombe-Sud, un vieillard de plus de 70 ans aurait été tué à coups de machette après avoir été accusé de sorcellerie par des membres de sa propre famille. L'acteur de la société civile évoque également la situation de deux agents de l'INERA de Mvuazi, âgés de plus de 66 ans. Selon lui, ils auraient été publiquement humiliés, traités de sorciers, puis affectés dans le Mayombe malgré leur âge avancé et leur état de santé fragile. L'un d'eux serait décédé trois semaines après cette affectation.

Un appel aux autorités pour renforcer la protection

Face à cette situation, Victor Nzuzi Mbembe appelle les autorités à renforcer les mécanismes de protection des personnes âgées et à lutter contre les stigmatisations dont elles sont victimes. Il estime que la sensibilisation des communautés rurales et l'application stricte de la loi sont nécessaires pour mettre fin aux violences visant les aînés. « Chez nous, dès qu'on atteint le troisième âge, on est traité de sorcier dans la famille, on est humilié », déplore-t-il, soulignant l'urgence d'agir particulièrement dans les zones rurales où les accusations de sorcellerie restent très présentes.

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