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Route Eringeti-Kainama : dégradation et arrêt des travaux d'entretien au Nord-Kivu

La route Eringeti-Kainama, longue de 38 km dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, se dégrade depuis plusieurs semaines. Les cantonniers ont cessé l'entretien faute de paiement, rallongeant le trajet de quelques heures à une journée entière.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Route Eringeti-Kainama : dégradation et arrêt des travaux d'entretien au Nord-Kivu
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Dégradation avancée de la chaussée

La circulation devient de plus en plus difficile sur la route Eringeti-Kainama, longue d'environ 38 kilomètres, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), rapporte Radio Okapi dans son édition du 31 octobre 2026. Selon des témoignages concordants recueillis par la société civile locale, la dégradation est marquée par la multiplication des bourbiers, des ravins qui coupent la chaussée et l'insuffisance des ouvrages de drainage des eaux de pluie.

Arrêt des travaux d'entretien manuel

Les cantonniers chargés de l'entretien manuel ont suspendu leurs activités depuis plusieurs semaines en raison de plusieurs mois d'arriérés de rémunération, indique la même source. Autrefois, trois à quatre heures suffisaient pour relier les deux localités. Aujourd'hui, plusieurs usagers affirment qu'il leur faut parfois toute une journée pour effectuer le trajet, certains étant même contraints de passer la nuit en cours de route.

Impact économique et appels à une meilleure gestion

La route joue un rôle important dans l'économie locale, permettant d'acheminer les produits agricoles du groupement de Banande-Kainama vers les centres de consommation, précise Radio Okapi. Elle constitue également un axe de liaison entre le Nord-Kivu et l'Ituri, via le sud du territoire d'Irumu. Sa dégradation affecte les déplacements des habitants et l'écoulement des productions agricoles.

Face à cette situation, la société civile plaide pour une meilleure gestion de cet axe. Elle demande que son entretien soit confié à un opérateur disposant des moyens techniques et financiers nécessaires à sa réhabilitation et à sa maintenance régulière.

Réaction de l'opérateur actuel

L'opérateur actuellement chargé de la maintenance reconnaît les difficultés. Il les attribue notamment à l'insuffisance des moyens financiers et aux pannes répétées de ses engins, selon Radio Okapi. Il affirme toutefois que des dispositions sont prises pour relancer les travaux de réhabilitation dans les prochaines semaines.

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