Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Société

Sud-Kivu : la dégradation de la RN2 isole Mwenga et fait grimper les prix

La société civile alerte sur l'état critique de la RN2 entre Bukavu et Kitutu, qui isole Mwenga et provoque une hausse des prix des biens de première nécessité, selon Radio Okapi le 1er novembre 2026.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Sud-Kivu : la dégradation de la RN2 isole Mwenga et fait grimper les prix
Photo d'illustration© apelmusa, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Une route stratégique impraticable

La route nationale n°2 (RN2), sur l'axe Bukavu-Walungu-Mwenga-Kamituga-Kitutu, est confrontée depuis plusieurs mois à une dégradation avancée, selon Radio Okapi. De nombreux bourbiers se sont formés sur plusieurs tronçons, rendant le trafic de plus en plus difficile et provoquant l'immobilisation de nombreux véhicules. Le Parlement citoyen pour la démocratie et la bonne gouvernance, « Baraza la Raiya », identifie les points les plus critiques à Kibumba, Muzombo, Munzele, Mungombe, Kipori, Kakulu, Kibanda et Bilembo. Dans plusieurs de ces secteurs, des véhicules sont bloqués dans la boue, tandis que d'autres sont tombés en panne ou se sont renversés. Les motocyclistes éprouvent également de grandes difficultés à emprunter cet axe, rapporte la même source.

Conséquences humanitaires et économiques

L'acheminement des denrées alimentaires, des médicaments, du carburant et des matériaux de construction est fortement perturbé, selon Radio Okapi. Cette situation entraîne une hausse du coût de la vie et complique davantage l'accès aux biens de première nécessité pour la population de Mwenga et des localités environnantes. Le président national de « Baraza la Raiya », Romuald Amani Lwamba, estime que l'impraticabilité de la RN2 affecte non seulement l'approvisionnement des populations, mais aussi l'évacuation des malades vers Bukavu ainsi que l'acheminement de l'aide humanitaire dans les zones concernées, toujours selon Radio Okapi.

Appel à une intervention urgente

Face à cette situation, l'organisation tire la sonnette d'alarme dans une note de plaidoyer adressée le 29 octobre 2026 aux autorités nationales, évoque une véritable « crise d'accessibilité » sur cet axe routier stratégique. Tout en reconnaissant le contexte sécuritaire difficile que traverse le pays, elle appelle le gouvernement à dépêcher d'urgence une mission technique afin d'évaluer l'état de la route et d'identifier des solutions pour sa réhabilitation. « Baraza la Raiya » propose notamment la mobilisation des engins disponibles sur les sites miniers exploités par des entreprises minières, notamment chinoises, afin de participer aux travaux de remblayage et de traitement des bourbiers. Elle recommande également l'implication des forces de sécurité, y compris les FARDC et les Wazalendo présents dans la zone, pour assurer la protection des équipements et des travailleurs chargés de ces travaux. Une intervention rapide des autorités est indispensable pour rétablir la circulation sur cet axe vital reliant plusieurs territoires du Sud-Kivu et éviter une aggravation des difficultés économiques et humanitaires déjà ressenties par les populations locales, conclut la source.

Partager

À lire aussi