Afrique
Zambie : le 13 août, un scrutin-référendum sur le bilan économique de Hichilema
Élections générales sur fond de vie chère et d’après-sécheresse. L’inflation est retombée à 6,5 %, mais de nombreux ménages disent souffrir encore. Face au président sortant, l’opposant Brian Mundubile.
Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef
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La Zambie tient des élections générales le 13 août 2026 : présidentielle, Assemblée nationale, conseillers et présidents de conseils. Le président sortant Hakainde Hichilema (UPND), 64 ans, brigue un second mandat ; le scrutin est présenté comme un référendum sur son bilan économique (Reuters).
Son principal adversaire est Brian Mundubile, 55 ans, avocat et ancien député, candidat de la Tonse Alliance, qui s’est imposé tardivement comme figure de rassemblement d’une opposition fragmentée.
La vie chère au cœur de la campagne
Le coût de la vie est l’enjeu central : pouvoir et opposition le jugent trop élevé, mais divergent sur les causes. L’inflation annuelle est tombée à 6,5 % en juin 2026, son plus bas niveau depuis plus de huit ans, et le FMI projette une croissance de 4,3 % pour 2026. La Zambie, deuxième producteur de cuivre d’Afrique, profite de cours élevés et d’une restructuration de sa dette, après le défaut souverain de 2020.
Les réserves de change, citées autour de 6,5 milliards de dollars, nourrissent la polémique : « Comment prétendre que le pays a 6,5 milliards de réserves quand la population a faim ? », lance Brian Mundubile. Selon la Banque mondiale (source unique), plus de 70 % de la population vivrait toujours dans la pauvreté.
L’ombre de la sécheresse et des tensions
En février 2024, Hichilema avait déclaré la sécheresse liée à El Niño catastrophe et urgence nationale : environ un million d’hectares de cultures détruits, 84 districts sur 116 touchés. Dépendant à plus de 80 % de l’hydroélectricité, le pays avait subi de graves coupures d’électricité avec la baisse du barrage de Kariba. L’opposition accuse aujourd’hui le pouvoir de restreindre sa campagne ; le président dément.
L’ancien président Edgar Lungu, déclaré inéligible fin 2024, est décédé en juin 2025 ; son absence a contribué à la fragmentation de l’opposition.
Sources
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