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Guinée : le maire de Kankan impose la déclaration des étrangers hébergés, la société civile s'inquiète

Selon RFI, le maire de Kankan a signé un communiqué obligeant les chefs de famille à signaler tout étranger hébergé au chef de quartier. La mesure, justifiée par un assassinat et l'activité aurifère, est dénoncée comme une ingérence par la société civile.

Par Rédacteur NIE

· 1 min de lecture

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Guinée : le maire de Kankan impose la déclaration des étrangers hébergés, la société civile s'inquiète
Photo d'illustration© Cheickool, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Mesures de déclaration obligatoire

Le maire de Kankan, Lamine Labo Kourouma, a signé un communiqué diffusé « dans l'intérêt de la sécurité » de la commune, rapporte RFI. Le texte instaure deux obligations principales. Tout chef de famille qui reçoit un étranger venant d'une autre localité doit informer immédiatement le chef de quartier. Il est par ailleurs interdit à tout citoyen de loger un étranger sans en informer ce même chef de quartier. Kankan est la seconde ville de Guinée avec plus de 400 000 habitants, selon la source.

Justification sécuritaire et contexte minier

Un proche du maire, interrogé par la presse locale, a justifié ces mesures par l'assassinat d'un homme survenu le 18 août dernier, précise RFI. L'enquête est toujours en cours. Le corps décapité de la victime a été retrouvé sous un pont dans le quartier Salamani. Le responsable de la communication de la mairie a également évoqué la présence de nombreuses zones aurifères autour de Kankan et la présence de travailleurs étrangers originaires du Mali, du Burkina Faso et de Côte d'Ivoire.

Critiques de la société civile et réactions

Joint par RFI, un responsable de la société civile parle d'« ingérence des autorités » et s'inquiète de la criminalisation du « sérè », l'hospitalité en Guinée. Sur les réseaux sociaux, nombre d'habitants saluent la lutte contre l'insécurité mais jugent ces mesures trop sévères, selon le média.

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