Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Afrique

Somaliland mène un lobbying à l'ONU pour obtenir de nouvelles reconnaissances internationales

IMAGE : Assemblée générale ONU, Somaliland, Corne de l'Afrique, Nairobi

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Somaliland mène un lobbying à l'ONU pour obtenir de nouvelles reconnaissances internationales
Photo d'illustration© geeskaafrika, Wikimedia Commons (Public domain)

En marge de l'Assemblée générale de l'ONU ouverte le 8 septembre 2026, le président du Somaliland Abdirahman Irro rencontre des responsables américains pour obtenir la reconnaissance de son pays, après celle d'Israël en décembre 2025.

Une délégation non conviée mais active

L'Assemblée générale des Nations unies a démarré le mardi 8 septembre 2026. En marge de l'événement, une délégation du Somaliland, république autoproclamée non invitée officiellement, mène un travail de lobbying intensif, rapporte RFI Afrique. Le président Abdirahman Irro s'est déplacé à New York dans l'espoir que d'autres États emboîtent le pas à Israël, qui a reconnu le Somaliland en décembre 2025, selon la correspondante de RFI à Nairobi, Gaëlle Laleix.

Des appuis américains revendiqués

Abdirahman Irro a déjà rencontré des proches du président américain Donald Trump. Parmi eux, John Peter Pham, ancien envoyé spécial des États-Unis pour le Sahel et les Grands Lacs. Sur le réseau social X, ce dernier affirme que soutenir la reconnaissance du Somaliland « est dans l'intérêt stratégique des États-Unis », selon RFI. Tibor Nagy, ancien secrétaire d'État adjoint aux Affaires africaines, félicite également le Somaliland pour sa lutte contre la piraterie, rapporte la même source.

Continuer la lecture1 min

Un argumentaire sécuritaire

Le Somaliland souhaite se présenter comme un partenaire sécuritaire fiable dans une Corne de l'Afrique et un bassin de la mer Rouge déchirés par les conflits. « Notre pays se tient aux côtés des États-Unis contre les forces du terrorisme », a déclaré Abdirahman Irro lors du Sommet États-Unis - Moyen Orient qui s'est tenu le 8 septembre, selon RFI.

Des mises en garde d'experts

Cette approche ne fait pas l'unanimité parmi les observateurs. Le chercheur Cameron Hudson, du Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS), estime que la seule justification américaine à une reconnaissance se résumerait à combattre les Houthis en mer Rouge, rapporte RFI. Le Dr Andreas Krieg, du centre de recherche MENA Analytica, prévient quant à lui qu'une telle décision « isolerait les États-Unis dans la région en ne satisfaisant qu'Israël et les Émirats arabes unis, tout en compromettant la stabilité régionale », selon la même source.

Un État de fait sans reconnaissance large

Le Somaliland a fait sécession de la Somalie en 1991, quand le pays, privé d'État après la chute du dictateur Siad Barre, plongeait dans le chaos et la violence, rappelle RFI. Depuis, il dispose de son propre gouvernement, d'une monnaie, d'un drapeau et d'un passeport. Mais seul Israël l'a reconnu internationalement, fin 2025, selon l'article.

Partager

À lire aussi