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Afrique

Recherche spatiale : le Rwanda mise sur son téléport et veut retourner dans l'espace

Le Rwanda participe au premier sommet international sur l'espace à Paris les 9 et 10 septembre. Selon RFI, Kigali s'appuie sur sa station terrestre de Rwamagana, certifiée en juin, et affiche des ambitions spatiales croissantes.

Par Rédacteur NIE

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Recherche spatiale : le Rwanda mise sur son téléport et veut retourner dans l'espace
Photo d'illustration© Dushime rw, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le premier sommet international sur l'espace se tient au Grand Palais de Paris les 9 et 10 septembre, rapporte RFI. Il rassemble les acteurs du secteur pour discuter des enjeux sécuritaires, économiques et de régulation dans l'industrie et la recherche spatiale. De nombreuses délégations africaines et certains chefs d'État, dont le président rwandais, y sont attendus, selon la même source.

Une station terrestre certifiée à Rwamagana

Depuis la création de l'agence spatiale rwandaise en 2020, Kigali affiche ses ambitions, écrit RFI. L'année dernière, le Rwanda a inauguré une station terrestre à Rwamagana, dans l'est du pays. Cette installation comprend une antenne de plus de neuf mètres de diamètre qui capte les données satellites.

Selon Adelin Kajangwe, directeur de projet à l'Agence spatiale rwandaise, cité par RFI, ce téléport permet d'analyser à grande échelle de nombreux paramètres : « C'est le travail qu'on fait au quotidien dans différents secteurs, la gestion des catastrophes naturelles, l'agriculture, l'environnement et bien d'autres. »

À côté de l'antenne figure un centre de données. Les informations sont ensuite analysées à Kigali par le hub géospatial rwandais. Elles portent sur l'urbanisation, les réserves et qualités de l'eau, la fertilité des sols ou encore la surveillance de l'évolution climatique. Adelin Kajangwe explique, selon RFI, que les capteurs au sol peuvent être limités dans la zone couverte, mais que combinés avec les informations venues des satellites, ils permettent de couvrir une plus grande superficie et d'obtenir des modèles plus précis pour les prévisions météo.

En juin, la station terrestre de Rwamagana est devenue la première en Afrique subsaharienne à obtenir une certification de l'association mondiale des téléports, indique RFI.

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Des ambitions au-delà du téléport

Cette certification ouvre des opportunités commerciales, selon Adelin Kajangwe, toujours cité par RFI. Il évoque la possibilité de proposer des services aux opérateurs de satellites, notamment ceux dont les missions sont en orbite autour de la région ou qui se lancent vers l'espace lointain. « Avoir cette certification leur garantit que nous avons les capacités pour utiliser cette station pour assurer le suivi et le service de ces missions », déclare-t-il.

Les ambitions rwandaises ne s'arrêtent pas au téléport. Après un premier satellite lancé en 2019, Kigali espère retourner dans l'espace au cours des prochaines années, rapporte RFI.

Un secteur africain en structuration

Après les pionniers que sont l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Nigeria, de plus en plus de pays du continent investissent dans la course à l'espace, comme le Rwanda, le Ghana ou le Sénégal, selon RFI. Ces efforts sont coordonnés par l'Agence spatiale africaine, officiellement inaugurée au Caire en 2025.

Pour Kwaku Sumah, fondateur du SpaceHubs Africa, cité par RFI, l'enjeu est celui de la souveraineté de l'industrie spatiale du continent. Il s'agit, selon lui, de maîtriser ses données, sa propriété intellectuelle et ce qui est fait avec les satellites, mais aussi d'être le premier à accéder aux données et d'en garder le contrôle.

Les données satellitaires sont utilisées dans le domaine sécuritaire, pour surveiller les frontières ou les déplacements potentiels de groupes armés, ainsi que pour la conservation du milieu naturel, la surveillance de la déforestation ou du braconnage, détaille RFI. Elles sont aussi utiles dans les domaines minier et agricole. Le marché spatial africain est évalué à près de 40 milliards de dollars d'ici 2030, selon la même source.

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