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Mauritanie : fin des taxes sur le bac de Rosso, soulagement des commerçants sénégalais

Les autorités mauritaniennes interdisent les taxes sur le bac de Rosso dès le 4 septembre. Les commerçants sénégalais saluent la mesure, effective immédiatement, tandis qu'aucune décision équivalente n'est annoncée côté sénégalais.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Mauritanie : fin des taxes sur le bac de Rosso, soulagement des commerçants sénégalais
Photo d'illustration© Bertramz, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Selon RFI Afrique, une circulaire officielle publiée le 4 septembre avec effet immédiat met fin à la perception de redevances sur les passagers du bac de Rosso par les services de sécurité et les administrations mauritaniennes. Cette décision, rapportée par une source citée par Sahara Médias, vise à fluidifier le transport transfrontalier et à faciliter les échanges commerciaux entre la Mauritanie et le Sénégal. Le bac assure la traversée du fleuve Sénégal entre les deux rives.

Des taxes dénoncées depuis des mois par les commerçants

Les commerçants sénégalais utilisaient ce passage depuis des années et dénonçaient des prélèvements sans base légale claire. Saly Sow, gérante d'une boutique de tissus à Mbour près de Dakar, témoigne auprès de RFI : « Le voyage à Rosso était toujours difficile pour nous les commerçants. Dès que tu traverses, on te demande de payer des taxes que tu ne comprends même pas. Certains te demandent 200 francs CFA et d'autres 500 CFA. Et quand tu finis tes achats, tu paies encore la même chose au retour. » Elle précise que les sommes pouvaient atteindre « 15 000 francs [22,86 euros], 20 000 francs [30,48 euros], ça peut même aller jusqu'à 30 000 francs [45,73 euros] » selon la quantité de marchandises.

Application immédiate et absence de réciprocité côté sénégalais

La mesure est entrée en application dès son annonce, le vendredi 4 septembre. Mariam Thiam, vendeuse de tissus, raconte à RFI avoir traversé la veille sans débourser le moindre franc CFA : « Hier, j'étais à Rosso. À l'aller comme au retour, je n'ai pas payé de taxe. Je n'étais même pas au courant de cette décision. J'étais tellement soulagée que je me suis dit que peut-être ils avaient oublié de me demander de payer. Mais, après, j'ai vu d'autres commerçants passer sans qu'on leur demande quoi que ce soit. »

D'après une source contactée par RFI, cette décision des autorités mauritaniennes concerne tous les passagers. Du côté sénégalais, aucune mesure équivalente n'a été prise pour l'instant.

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