Afrique
Maroc : le crédit bondit de 10,9 % mais les banques cotées voient leurs résultats plombés
economie
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Au Maroc, le crédit bancaire atteint un niveau record de 1 301,8 milliards de dirhams à fin juin 2026, en hausse de 10,9 % sur un an, selon Bank Al-Maghrib. Pourtant, les établissements cotés à Casablanca subissent l'effondrement de leurs revenus de marché, contraignant les analystes d'Attijari Global Research à réviser leurs prévisions à la baisse entre février et juillet, rapporte Jeune Afrique le 3 septembre 2026. IMAGE : Casablanca Bourse, Bank Al-Maghrib, siège Attijariwafa
Une activité de crédit historique
Jamais le crédit bancaire, cœur de métier des banques, n'a été aussi dynamique au royaume. D'après les chiffres de Bank Al-Maghrib cités par Jeune Afrique, l'encours total s'établit à 1 301,8 milliards de dirhams à la fin du mois de juin 2026, soit une progression de 10,9 % sur un an. Cette performance marque un record pour le secteur.
Des résultats pénalisés par les revenus de marché
Malgré cette vigueur du crédit, les banques cotées à la Bourse de Casablanca « marquent le pas », écrit le journaliste Mathieu Galtier. Leurs résultats sont plombés par l'effondrement de leurs revenus de marché. La situation est telle que les analystes d'Attijari Global Research (AGR) ont dû réviser leurs prévisions à la baisse entre février et juillet 2026.
Un recentrage stratégique vers le marché domestique
L'article souligne un changement de cap pour les trois principales banques marocaines. Face aux risques croissants dans la zone sahélienne, elles privilégient désormais la rentabilité à la conquête de nouveaux marchés extérieurs. L'organisation de la Coupe du monde 2030 accélère ce recentrage sur le marché domestique. Parallèlement, la place financière de Casablanca ambitionne de s'imposer comme un « hub premium » du continent, via le développement du capital-investissement, de la banque privée et de nouveaux produits financiers.
Contraste avec les zones UEMOA et Cemac
Jeune Afrique met en perspective la situation marocaine avec celle des banques des zones UEMOA et Cemac. Celles-ci « n'ont jamais été aussi prospères grâce à leur addiction aux bons du Trésor », note l'article. Sous couvert de soutenir l'effort national, ces établissements en oublient leur vocation de financement de l'économie réelle, selon l'analyse du média.
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