Afrique
Manifestations pour la paix à Goma et Bukavu fin juillet 2026
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Par Rédacteur NIE
· 3 min de lecture

Le 29 juillet 2026, plusieurs centaines de personnes ont manifesté à Goma, Bukavu et dans des chefs-lieux de territoires contrôlés par l'AFC/M23 pour demander la paix et un dialogue inclusif, rapporte RFI. IMAGE : Goma Bukavu Nord-Kivu Sud-Kivu
Revendications et mémorandum
Selon RFI, la marche de Bukavu a été organisée par la société civile et des mouvements citoyens. Les manifestants dénonçaient les conditions socioéconomiques dégradées par la guerre, les sanctions onusiennes visant l'AFC/M23 et un éventuel changement de la Constitution. Une participante, prénommée Sophie, a lu son message : « Que tous les dirigeants se sentent concernés par notre cri de détresse pour que nous ayons la paix, nous les Congolais. Que ça soit Kinshasa, que ça soit l'AFC/M23, que ça soit l'Amérique ou ailleurs, qu'ils nous donnent la paix. »
Devant les autorités de l'AFC/M23, le président du cadre de concertation de la société civile du Sud-Kivu, Mick Mutiki, a remis un mémorandum adressé au pouvoir de Kinshasa, à l'opposition armée et non armée, et aux Nations unies. Il a déclaré : « Il n'y a ni besoin, ni l'opportunité ni nécessité de procéder à une modification de la constitution à ce stade ; la seule voie de sagesse reste l'ouverture d'un dialogue inclusif entre Congolais en vue de renforcer le consensus national autour de l'avenir de notre cher et beau pays. » Il a aussi demandé aux Nations unies d'éviter « la logique des sanctions » et de privilégier « une approche conciliante visant à renforcer les mesures de confiance et de décrispation ».
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Déroulement et critiques
Toujours selon RFI, marchés, boutiques, magasins et bureaux sont restés fermés pendant la manifestation. Les transports ont été interrompus. La marche était encadrée par la police, récemment formée par l'AFC/M23. Des critiques ont dénoncé une marche forcée et l'instrumentalisation de la société civile par l'AFC/M23.
Contexte sécuritaire tendu
Ces manifestations interviennent dans un contexte de violences armées persistantes. Le 19 août 2026, RFI signalait une reprise des combats entre les FARDC et l'AFC/M23 dans les territoires de Kalehe et Fizi, au Sud-Kivu, ainsi qu'au Nord-Kivu. Une attaque de drone avait visé l'hôtel Mwalu à Fizi-centre dans la nuit du 18 au 19 août, faisant deux blessés graves parmi les civils, l'armée accusant l'AFC/M23. Des affrontements avec mortiers et drones étaient aussi rapportés sur l'axe de Minembwe.
Le 3 septembre 2026, Actualite.cd rapportait une offensive des FARDC dans les Hauts Plateaux de Mwenga (Sud-Kivu). Le porte-parole de l'opération Sukola 2 Sud Sud-Kivu, le lieutenant-colonel Reagan Mbuyi Kalonji, a annoncé la reprise de Masango, Ruhua et Rubarati, ainsi que la neutralisation de 23 rebelles et la reddition de 11 autres dans le secteur d'Itombwe. Dans le territoire de Fizi, l'armée annonce la reprise de Kamimbi, Nagishashu et Irumba, avec huit combattants neutralisés et cinq redditions. Une fosse commune a été découverte à Masango, attribuée par l'armée aux rebelles M23/Twirwaneho/Red Tabara soutenus par le Rwanda. Les affrontements se poursuivaient début septembre du Point Zéro à l'axe Kasika, Cidasa.
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