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Mali : première séparation de bébés siamois à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Mali : première séparation de bébés siamois à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako
Photo d'illustration© Aboubakrsidiki, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Deux sœurs siamoises nées le 26 août dernier ont été séparées le 2 septembre à l'hôpital Gabriel Touré de Bamako. Le ministère malien de la Santé qualifie cet exploit de première nationale, rapporte RFI. IMAGE : Hôpital Gabriel Touré Bamako, Chirurgie pédiatrique Mali

Une intervention inédite au Mali

Deux petites filles, nées le 26 août dernier, ont été opérées le 2 septembre au centre hospitalier universitaire (CHU) Gabriel Touré de Bamako, selon RFI. Elles partageaient la même paroi abdominale, une vessie, un tube digestif commun et présentaient une fistule, précise la même source. L'opération, dirigée par le docteur Yakaria Coulibaly, chef du service de chirurgie pédiatrique, a duré environ deux heures. Les nouveau-nées pesaient chacune 2 500 grammes au moment de l'intervention.

Une dizaine de praticiens, anesthésistes, chirurgiens, pharmaciens, radiologues, ont été mobilisés. Le Dr Coulibaly, cité par RFI, souligne le rôle déterminant de l'équipe d'anesthésie-réanimation : « Toute la difficulté, c'était à leur niveau ». À l'issue de l'opération, chaque enfant dispose d'une vessie et d'une voie urinaire. Cependant, seule l'une des deux jumelles possède un côlon. L'autre nécessitera un accompagnement médical, « sans doute toute sa vie », indique le chirurgien. Les deux sœurs restent hospitalisées pour environ un mois supplémentaire.

Un diagnostic prénatal réalisé à Sikasso

Le diagnostic de grossesse siamoise a été posé avant la naissance par un gynécologue-obstétricien à Sikasso, ville située à 375 kilomètres de la capitale, rapporte RFI. Le Pr Coulibaly salue cette performance : « Sans scanner, sans IRM, avec une simple échographie : sincèrement c'est de l'art ! ». Ce diagnostic précoce a permis d'organiser le transfert et la prise en charge spécialisée à Bamako.

Les parents, monsieur et madame Berthé, n'ont pas encore donné de prénom à leurs filles. Selon RFI, les « impératifs médicaux » ont « bousculé les usages traditionnels » en la matière. Le ministère malien de la Santé a salué un « exploit scientifique » et confirmé qu'il s'agissait d'une première pour le pays.

Suivi médical et pronostic

Les équipes médicales surveillent désormais l'évolution des deux nouveau-nées. La patiente dépourvue de côlon fera l'objet d'une prise en charge spécifique à long terme. Le ministère de la Santé n'a pas communiqué de détails supplémentaires sur le protocole de suivi prévu après la sortie d'hospitalisation.

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