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Madagascar : le site de Teniky daté d'environ mille ans révèle des échanges anciens

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Madagascar : le site de Teniky daté d'environ mille ans révèle des échanges anciens
Photo d'illustration© Sentinel 2, Wikimedia Commons (Attribution)

Des chercheurs suisses et malgaches ont daté le site de Teniky, dans le parc national de l'Isalo au sud de Madagascar, entre le XIe et le XIIe siècle. La découverte de milliers de pièces céramiques importées montre que l'île participait à des réseaux commerciaux internationaux dès le Xe siècle. IMAGE : parc national Isalo, site Teniky, Madagascar sud

Un site rupestre dans le massif de l'Isalo

Le site archéologique de Teniky se trouve dans un cirque escarpé du parc national de l'Isalo, à environ 200 kilomètres des côtes, rapporte RFI. Il comprend des cavités creusées au pied d'une immense falaise et une centaine de terrasses artificielles construites le long des pentes du massif. Selon les chercheurs, ce lieu isolé a été aménagé entre le XIe et le XIIe siècle. Le géologue Guido Schreurs, qui a participé aux recherches, décrit un site « très spécial, très mystérieux, très mystique ». Il souligne que l'architecture rupestre demande un effort considérable, ce qui suggère un lieu important, peut-être de rassemblement ou religieux. Des bassins ressemblant à des autels y ont été découverts, possiblement utilisés pour des cérémonies.

Des céramiques venues de Chine et d'Asie du Sud-Est

Depuis 2021, les chercheurs ont découvert environ 3 000 pièces céramiques à Teniky, indique RFI. Une partie de ces pièces est importée de Chine et d'Asie du Sud-Est. Chantal Radimilahy, docteure en archéologie, explique que ces découvertes montrent que Madagascar n'était pas isolée. L'île, avec ses produits d'importation, était intégrée au réseau du commerce international du Xe au XVe siècle. Différentes régions de Madagascar participaient à cette mondialisation. Les produits circulaient, venant peut-être de Chine, mais leurs transporteurs étaient peut-être malaisiens, indonésiens ou indiens. L'origine des premiers migrants à Madagascar reste toutefois inconnue.

Une hypothèse sur des origines persanes

Guido Schreurs a émis l'hypothèse que les constructeurs du site pourraient venir de l'Iran actuel, de la Perse ancienne, relate RFI. Il note une certaine ressemblance avec des structures taillées dans la roche que l'on trouve là-bas. Parallèlement, un autre programme de recherche à Madagascar porte sur « l'archéologie des embouchures ». Son but est d'étudier les sites par lesquels arrivaient les commerçants étrangers, afin d'en apprendre davantage sur les origines du peuplement de la Grande Île.

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