Afrique
Madagascar : la rentrée scolaire pèse sur le budget des familles
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Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

À Madagascar, la rentrée du 7 septembre oblige des parents à réduire l'alimentation ou à vendre des biens pour payer frais d'inscription et fournitures, dans un contexte d'inflation à 9 %. Antananarivo rentrée scolaire inflation akandray
À Madagascar, la rentrée des classes est fixée au 7 septembre 2026. Quelques jours avant l'échéance, de nombreuses familles peinent à réunir les sommes nécessaires pour inscrire leurs enfants et acheter les fournitures. Selon RFI, l'inflation, estimée à 9 % en juin par le ministère de l'Économie et des finances, aggrave la situation.
Des choix alimentaires contraints
Dans le quartier populaire d'Anjezika à Antananarivo, Vero, mère de famille et vendeuse de légumes, n'a pas encore réuni les 150 000 ariary (environ 30 euros) pour inscrire ses trois plus jeunes enfants. « On rogne sur le budget pour la nourriture », témoigne-t-elle auprès du correspondant de RFI Guilhem Fabry. « Si d'habitude on cuit trois kapaoka de riz, en ce moment on n'en cuit que deux. On réduit la quantité. » Ses deux aînés ont déjà arrêté l'école en classe de 5e, faute de moyens.
L'épargne forcée de l'akandray
Pour faire face à ces dépenses ponctuelles, certains parents ont recours à l'akandray, un système d'épargne communautaire informel. Claire, mère de deux enfants, explique : « Si on économise seuls à la maison, l'argent partira vers d'autres besoins. L'akandray impose une économie forcée. » Une dizaine de ménages versent quotidiennement la même somme dans une caisse commune ; chaque dimanche, la collecte est remise à un foyer, chaque participant en bénéficiant à tour de rôle.
Vente d'objets du quotidien
D'autres familles, « étouffées » par la hausse des prix, vendent des biens personnels. Antoinette achète et revend dans la rue « des vêtements, des lits, des tables, des essentiels de cuisine, des chaussures, des assiettes, des marmites, des cartables usés ». Un cartable acheté 2 000 ariary (39 centimes d'euro) est revendu 3 000 ariary (59 centimes). Certains lui demandent d'acheter leurs biens pour régler des problèmes urgents.
Un décrochage scolaire massif
Selon une enquête de l'Unicef réalisée en 2025, près d'un enfant sur deux arrête l'école avant la fin du cycle primaire à Madagascar. La pénurie de manuels scolaires, signalée également au Maroc, vient s'ajouter aux difficultés financières des ménages.
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