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Libye : accord pour des élections en 2027 après des pourparlers à Tunis sous l'égide de l'ONU

Des représentants de l'Est et de l'Ouest libyen ont signé le 30 août 2026 à Tripoli un accord sous l'égide de l'ONU pour organiser des élections présidentielles et législatives en 2027, après des discussions à Tunis le 20 août.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Libye : accord pour des élections en 2027 après des pourparlers à Tunis sous l'égide de l'ONU
Photo d'illustration© Tripoli_skyline_clear_day.JPG: hakeem.gadi derivative work: MrPanyGoff, Wikimedia Commons (GFDL 1.2)

Les pourparlers inter-libyens facilités par la Mission d'appui des Nations unies en Libye (Manul) se sont tenus jeudi 20 août 2026 à Tunis, selon RFI Afrique. Ils réunissaient des délégations de l'Est, gouverné par le maréchal Haftar, et de l'Ouest, où siège un gouvernement d'union nationale reconnu par l'ONU et la communauté internationale. L'objectif affiché était de déterminer le cadre juridique des scrutins et la formation du Conseil de la haute commission nationale électorale, dans la continuité d'une feuille de route conclue en juin.

Un accord signé le 30 août à Tripoli

Dimanche 30 août 2026, les parties ont signé un accord à Tripoli sous l'égide de l'ONU, rapporte RFI Afrique. La Manul a annoncé que cet accord porte sur l'organisation d'élections destinées à mettre en place un gouvernement et un Parlement unifiés, précise Jeune Afrique. Selon RFI Afrique, les élections pourraient avoir lieu dans un délai ne dépassant pas vingt-quatre mois, à condition que le pays parvienne à unifier les deux gouvernements. Jeune Afrique mentionne pour sa part la perspective d'élections en 2027.

Un processus jugé fragile

L'accord reste fragile, selon RFI Afrique. À peine l'annonce faite dans les médias libyens, le président du Conseil présidentiel Mohamed Al-Menfi, à Tripoli, a exprimé des réserves sur les méthodes de cet arrangement et le manque de transparence, relate la même source. Le processus onusien est critiqué côté ouest libyen par des groupes politiques qui s'étaient aussi réunis à Tunis le mardi 18 août, deux jours avant le sommet onusien. L'analyste Jalel Harchaoui, affilié au Royal United Services Institute de Londres, qualifie cet accord de « pas en avant » et de « version plus prudente, mieux corrigée, mieux réfléchie » qui tente d'éviter les écueils de 2021, selon des propos rapportés par RFI Afrique.

Implication internationale et mécanisme onusien

Les discussions ont été menées ces derniers mois à Rome, puis à Tunis, entre représentants des principales institutions et forces politiques rivales, indique RFI Afrique. Le haut conseiller pour l'Afrique et le Moyen-Orient au sein de l'administration Trump a salué les progrès réalisés, selon la même source. L'ONU s'est réservée le droit de porter ce qui a été signé directement au Conseil de sécurité pour en faire une résolution, même si les deux législatures décident de faire obstruction, note Jalel Harchaoui cité par RFI Afrique. Jeune Afrique souligne que les efforts de la communauté internationale, notamment de Washington, ont repris depuis le début 2026 pour trouver une issue à la crise.

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