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Afrique

Guinée : audience pour « tentative de trouble à l'ordre public » après une discussion dans un taxi

Seydouba Soumah comparaît ce mercredi 16 septembre devant le tribunal de Kaloum à Conakry. Il est poursuivi pour « tentative de trouble à l'ordre public » après une conversation dans un taxi clandestin le 1er septembre, selon RFI.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Guinée : audience pour « tentative de trouble à l'ordre public » après une discussion dans un taxi
Photo d'illustration© Arabiya aïcha, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une discussion dans un taxi clandestin

Les faits remontent au 1er septembre à Conakry. Seydouba Soumah, passager d'un taxi clandestin, a été interpellé à un point de contrôle. Selon RFI, un policier en civil présent dans le véhicule a demandé leur arrestation après avoir entendu une discussion entre le chauffeur et le client. Le chauffeur aurait évoqué de possibles affrontements dans le pays en octobre et novembre. Seydouba Soumah aurait répondu : « J'ai aussi entendu parler de ça. » Le chauffeur a pris la fuite, laissant le passager seul face à la justice.

Une première audience le 9 septembre

Une première audience s'est tenue le 9 septembre devant le tribunal de première instance de Kaloum. Le policier a affirmé avoir fait son devoir, estimant que l'affaire « touchait directement l'État ». Seydouba Soumah a rejeté les accusations, affirmant n'avoir jamais tenu de propos relatifs à d'éventuels affrontements. Le procureur a qualifié l'affaire de « complexe » et demandé l'ouverture d'une information judiciaire pour interpeller le chauffeur. Il a également requis le maintien en détention de Seydouba Soumah, une demande acceptée par le juge qui a renvoyé le dossier.

Inquiétudes de la société civile

L'audience de ce mercredi 16 septembre est suivie de près par des acteurs de la société civile contactés par RFI. Ceux-ci voient dans cette affaire une « nouvelle restriction de l'espace public ». La presse locale guinéenne qualifie quant à elle le dossier de « rocambolesque ». Les défenseurs des droits de l'homme s'inquiètent d'une restriction des libertés publiques à travers cette procédure.

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