Afrique
Mamy Ravatomanga abandonne son recours à Londres et fait face à une nouvelle enquête à Maurice
L'homme d'affaires malgache Mamy Ravatomanga, détenu à Maurice pour blanchiment d'argent, a retiré son appel devant le Conseil privé du roi à Londres. Une enquête pour tentative de corruption vise désormais un ancien conseiller du Premier ministre mauricien.
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Renoncement au recours britannique
L'homme d'affaires malgache Mamy Ravatomanga a renoncé à son recours devant le Conseil privé du roi à Londres, cour d'appel finale pour certaines affaires mauriciennes, selon un article de RFI daté du 1er août 2026. Ce recours, déposé la semaine précédente, contestait une décision de la Cour suprême de Maurice confirmant le refus d'une libération sous caution. La défense indique que ce retrait fait suite à des échanges avec le Directeur des poursuites publiques et la Commission contre les crimes financiers (FCC). La stratégie judiciaire se concentre désormais sur les procédures locales. La FCC a accepté qu'une nouvelle demande de libération soit examinée fin août 2026, tout en maintenant son opposition à toute remise en liberté, rapporte la même source.
Détention et accusations
Mamy Ravatomanga, présenté comme proche de l'ex-président malgache Andry Rajoelina, est incarcéré à Maurice depuis plusieurs mois. Selon RFI du 1er août 2026, il est détenu depuis novembre 2025. Un article de RFI du 14 septembre 2026 mentionne une incarcération depuis octobre 2025. Il fait face à des accusations provisoires de blanchiment d'argent portant sur plus de 130 millions d'euros et d'entente délictueuse, selon la source du 14 septembre. Ses avoirs, estimés à plus de 135 millions d'euros, ont été gelés par les autorités mauriciennes, précise la source du 1er août. L'intéressé soutient être victime d'une machination politique.
Enquête pour tentative de corruption
Un nouveau rebondissement survient le 14 septembre 2026, selon RFI. Une enquête a été ouverte par la Commission contre les crimes financiers après une plainte déposée par un homme d'affaires mauricien, Nasser Bheeky, lui-même arrêté en octobre 2025 dans le cadre du dossier Ravatomanga. Le plaignant affirme que Jean Carl Elysée, alors conseiller principal rattaché au bureau du Premier ministre Navin Ramgoolam, aurait sollicité 350 millions de roupies (environ 6,4 millions d'euros) en échange d'une intervention en faveur de Mamy Ravatomanga. Un enregistrement audio d'une conversation WhatsApp accompagne la plainte. Son authenticité est en cours de vérification. Le conseiller mis en cause rejette les accusations, a démissionné et ne peut quitter le territoire sans en informer la commission. Le Premier ministre mauricien a déclaré que « ceux qui ont fauté doivent assumer les conséquences ».
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