Justice
Guinée : 17 ans après le massacre du 28-Septembre, les ONG exigent procès en appel et réparations
À Conakry, la FIDH, l'OGDH et l'Avipa ont tenu une conférence de presse le 28 septembre 2026 pour réclamer la fixation des audiences en appel et l'indemnisation intégrale des victimes du massacre de 2009, selon RFI.
Par Rédacteur NIE
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Selon RFI, la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), l'Organisation guinéenne de défense des droits de l'homme (OGDH) et l'Association des victimes, parents et amis du 28 septembre (Avipa) ont organisé une conférence de presse lundi 28 septembre 2026 à Conakry. Les trois organisations demandent aux autorités guinéennes d'accélérer la procédure judiciaire dans le dossier du massacre du 28 septembre 2009. Elles réclament notamment la fixation « sans délai » des audiences en appel, s'inquiétant de l'absence, à ce stade, de calendrier pour ces procès.
Revendications judiciaires et indemnisation
Asmaou Diallo, présidente de l'Avipa, cité par RFI, reconnaît les efforts fournis par l'État guinéen pour engager le processus d'indemnisation des 334 victimes répertoriées. Elle précise toutefois que « réparer ne signifie pas seulement remettre un chèque ». Les organisations insistent sur le droit des victimes à ce que l'ensemble des procédures aillent jusqu'à leur terme, liant la réparation judiciaire à la réparation matérielle.
Inquiétudes sur les droits humains et fosses communes
Le président de la FIDH, Alexis Deswaef, présent à Conakry pour une mission de plaidoyer, a élargi les préoccupations à la situation générale des droits humains en Guinée. Selon RFI, il a signalé la découverte récente de fosses communes, estimant qu'il est « difficile de ne pas faire le lien entre la découverte de ces cadavres et les disparitions forcées ». Il a demandé aux autorités que des enquêtes « approfondies, impartiales » soient menées pour établir la vérité. Alexis Deswaef, qui indique avoir rencontré le Premier ministre Amadou Oury Bah et le ministre de la Justice Ibrahima Sory 2 Tounkara, juge la situation des droits humains « inquiétante », affirmant que « l'espace civique et démocratique en Guinée est fortement mis à mal par les autorités aujourd'hui ».
Contexte du massacre de 2009
Pour rappel, le 28 septembre 2009, au moins 156 personnes avaient été tuées lors de la répression d'un rassemblement de l'opposition au stade de Conakry, selon les organisations de défense des droits humains citées par RFI. Plus d'une centaine de femmes avaient également été victimes de violences sexuelles lors de ces événements.
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