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Cameroun : rentrée scolaire incertaine dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest

IMAGE : Buea Bamenda Nord-Ouest Sud-Ouest

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Cameroun : rentrée scolaire incertaine dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest
Photo d'illustration© JayManSnaps, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Au Cameroun, la rentrée scolaire prévue le 7 septembre 2026 suscite des inquiétudes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, théâtre d'une crise anglophone depuis dix ans, rapporte RFI. Entre appels au boycott, insécurité et déplacement d'enseignants, la reprise s'annonce à deux vitesses.

Des appels au boycott ancrés dans la durée

Dans les villes de Buea et Bamenda ainsi que dans les zones environnantes, les séparatistes anglophones imposent chaque lundi, depuis des années, une journée « ville fantôme » (« ghost town »), selon RFI. À cet appel traditionnel s'ajoute, pour cette rentrée, un mot d'ordre « école morte » lancé par des groupuscules se réclamant de la cause anglophone. La combinaison de ces deux consignes rend incertaine la présence effective des élèves et du personnel dans les établissements.

Témoignages d'insécurité et mesures officielles

Les autorités administratives et traditionnelles, aux niveaux national et local, ont tenté de rassurer sur les mesures de sécurité activées dans ces régions, mais la méfiance reste palpable, note RFI. Le 3 septembre, près du centre-ville de Buea, des témoins ont rapporté avoir entendu des salves de coups de feu, perçues comme une menace pour l'école par de nombreux habitants de la région.

Conséquences accumulées sur le système éducatif

Ces dernières années, la crise a entraîné la fermeture prolongée de plusieurs écoles, la désertion par les élèves de celles restées ouvertes et des abandons de poste de la part de nombreux enseignants, selon RFI. Face à ce contexte jugé insuffisamment sécurisé, de nombreux parents ont fait le choix, depuis plusieurs années, de scolariser leurs enfants en zone francophone. Cette option confronte toutefois les familles à d'autres difficultés : le coût de la scolarité, la disponibilité des manuels scolaires ou encore le manque d'enseignants dans les zones d'accueil.

Un parent interrogé par RFI explique prendre des précautions strictes : « Je les sensibilise aussi à la maison, je leur dis de ne pas se laisser aborder par un inconnu qui propose de les prendre dans sa voiture, je leur dis de monter uniquement dans le bus scolaire qui les ramène à la maison, et si le bus accuse un retard, je viendrai sur place les chercher. »

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