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Société

Vente de pain en porte-à-porte à Mbuji-Mayi : essor et inquiétudes sanitaires

À Mbuji-Mayi, dans la commune de Kanshi, de jeunes vendeurs proposent du pain en porte-à-porte le matin, a constaté Radio Okapi le samedi 19 septembre. L'initiative séduit pour sa proximité mais inquiète sur l'hygiène des charrettes utilisées.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Vente de pain en porte-à-porte à Mbuji-Mayi : essor et inquiétudes sanitaires
Photo d'illustration© MONUSCO/Myriam Asmani, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Une nouvelle pratique commerciale dans la commune de Kanshi

Une forme de commerce de proximité se développe dans plusieurs quartiers de la commune de Kanshi, à Mbuji-Mayi, au Kasaï-Oriental. Chaque matin, de jeunes vendeurs sillonnent les avenues avec des charrettes chargées de sachets de pain qu'ils proposent directement aux habitants devant leurs domiciles, a constaté le reporter de Radio Okapi le samedi 19 septembre.

Témoignages de vendeurs et de riverains

Il est un peu plus de 11 heures lorsque Alexis Kankolongo arrête sa petite charrette devant une parcelle résidentielle. Le jeune homme explique avoir adopté le porte-à-porte pour se rapprocher des consommateurs et fidéliser sa clientèle. « Chaque jour, je me réveille autour de 5 heures. On me remet les sachets vers 8 heures ou 9 heures. J'ai déjà quelques clients. Je passe dans les parcelles résidentielles pour vendre les pains. Il y en a qui achètent cinq sachets, deux ou un », rapporte-t-il selon Radio Okapi.

Dans les quartiers concernés, cette méthode séduit plusieurs habitants qui apprécient la proximité du service. Pour Ghislain Tshimanga, l'initiative montre que certains jeunes cherchent à créer leurs propres activités génératrices de revenus plutôt qu'à attendre un emploi. « Je suis complètement content quand je vois un jeune faire ça. C'est très important. C'est un jeune courageux, parce qu'il a compris ce que c'est l'entrepreneuriat », estime-t-il auprès de Radio Okapi.

Des réserves sur l'hygiène des charrettes

La pratique suscite toutefois des réserves chez certains habitants. Le principal reproche concerne l'utilisation de charrettes, certains estimant qu'elles sont habituellement utilisées pour transporter des déchets et qu'elles ne seraient donc pas adaptées au transport de denrées alimentaires. « Je ne peux pas acheter des pains transportés dans des charrettes qui transportent les immondices. Je ne peux donc pas manger cela », témoigne un habitant interrogé par Radio Okapi.

Une demande de pain en hausse

Malgré ces réticences, la vente de pain reste une activité en développement à Mbuji-Mayi. Selon des sources locales citées par Radio Okapi, le pain figure parmi les aliments très consommés dans la ville. Plusieurs boulangeries ont ouvert ces deux dernières années pour répondre à une demande en progression.

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