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Société

L'ONG Badilika alerte sur le recrutement d'enfants via les réseaux sociaux

L'ONG Badilika appelle le gouvernement congolais à renforcer la protection des enfants contre le recrutement et l'exploitation par groupes armés via les réseaux sociaux, suite à l'adoption de la résolution 2832 du Conseil de sécurité de l'ONU le 19 octobre.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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L'ONG Badilika alerte sur le recrutement d'enfants via les réseaux sociaux
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

L'organisation non gouvernementale de défense des droits humains Badilika a lancé une alerte le 23 octobre 2026, selon un article publié par Radio Okapi. Elle demande au gouvernement de la République démocratique du Congo de renforcer la protection des enfants face aux violations facilitées par les technologies numériques en période de conflit armé.

Contexte onusien

Cette réaction fait suite à l'adoption, le 19 octobre 2026, de la résolution 2832 par le Conseil de sécurité des Nations unies. Le texte a été adopté à l'unanimité, rapporte Radio Okapi. Il appelle les États à protéger les enfants touchés par les conflits armés contre les violations facilitées par les technologies numériques. Sont notamment visés le recrutement par les groupes armés, le harcèlement et l'exploitation en ligne. La résolution encourage aussi le renforcement de l'éducation au numérique et la collecte de bonnes pratiques pour prévenir ces abus.

Constats sur le terrain

Selon son coordonnateur, Kambale Nguka Patrick, cité par Radio Okapi, les réseaux sociaux et les plateformes de messagerie sont de plus en plus utilisés dans l'est de la République démocratique du Congo pour recruter, manipuler et exploiter des enfants au profit de groupes armés. L'organisation affirme avoir documenté plusieurs cas de harcèlement numérique, de chantage en ligne et de recrutement d'enfants par l'intermédiaire de plateformes numériques. Elle relève également la diffusion non consentie de contenus intimes, qui peut entraîner des conséquences psychologiques et sociales, notamment des traumatismes, une perte de confiance en soi et l'abandon des études. « L'adoption de la résolution 2832 vient renforcer les mécanismes de protection déjà en place », estime Kambale Nguka Patrick.

Appel aux partenaires

L'organisation Badilika demande à l'UNICEF ainsi qu'aux partenaires techniques et financiers de soutenir les initiatives de vulgarisation des textes juridiques protégeant les enfants. Elle plaide également pour une application effective de ces mesures, afin de mieux protéger les enfants contre les risques liés à l'utilisation des outils numériques dans les zones touchées par les conflits armés.

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