Société
Hausse des prix du riz et du manioc sur les marchés de Kindu
À Kindu, au Maniema, les prix du riz, du manioc et du charbon ont fortement augmenté ces deux dernières semaines, selon un constat de Radio Okapi effectué mardi 20 octobre.
Par Rédacteur NIE
· 2 min de lecture

Des prix en forte hausse
Les prix de plusieurs produits alimentaires de base connaissent une hausse significative sur les marchés de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema, depuis deux semaines. Selon un constat réalisé par Radio Okapi mardi 20 octobre dans les marchés locaux, le gobelet de riz d'environ 500 grammes est passé de 1 400 francs congolais (0,6 USD) à 2 400 francs congolais (1,04 USD). Le bassin de manioc coûte désormais 40 000 francs congolais, soit environ 18 USD, contre 25 000 francs congolais (10,8 USD) auparavant. Le prix du sac de braise a également augmenté, passant de 40 000 à 50 000 voire 60 000 francs congolais. Le maïs est quant à lui vendu à 9 000 francs congolais, selon le témoignage d'une consommatrice recueilli par la radio.
Période des semis et raréfaction
Du côté des vendeuses et vendeurs interrogés par Radio Okapi, cette hausse s'explique notamment par la période des semis en cours. Une partie des producteurs serait mobilisée dans les travaux champêtres, ce qui réduirait les quantités de produits disponibles sur les marchés. « Le manioc et le maïs se font rares à cause des travaux champêtres. Là où nous allons habituellement nous approvisionner, nous n'en trouvons presque plus », explique l'une d'elles, rencontrée devant son stand au marché. Les vendeuses attribuent donc cette situation à une offre plus faible liée au calendrier agricole.
Inquiétude des consommateurs
Cette flambée des prix complique l'approvisionnement des ménages en produits alimentaires de base, rapportent des sources locales citées par Radio Okapi. Les consommateurs, contraints de composer avec des budgets limités, expriment leur inquiétude. « Nous sommes étonnés de voir les prix des produits continuer à augmenter. Aujourd'hui, le maïs coûte 9 000 francs, un bassin de manioc 40 000 francs. Que les autorités nous aident. Nous avons des enfants, comment allons-nous les nourrir ? », témoigne Adeline Kakwala, ménagère à Kindu. La situation suscite des appels à l'intervention des autorités pour soulager les populations.
À lire aussi
SociétéLe chef de l'Église néo-apostolique appelle à la solidarité envers les vulnérables à Zongo
Le chef mondial de l'Église néo-apostolique, Helge Sven Mutschler, a appelé à l'accueil des personnes vulnérables lors d'un culte samedi 24 octobre à Zongo, dans le Sud-Ubangi, selon Radio Okapi.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
SociétéL'ONG Badilika alerte sur le recrutement d'enfants via les réseaux sociaux
L'ONG Badilika appelle le gouvernement congolais à renforcer la protection des enfants contre le recrutement et l'exploitation par groupes armés via les réseaux sociaux, suite à l'adoption de la résolution 2832 du Conseil de sécurité de l'ONU le 19 octobre.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
SociétéNord-Ubangi : le laboratoire de Gbadolite peut désormais détecter le virus Bundibugyo
Une équipe de l'OMS et de l'INRB a installé la technologie RadiOne au laboratoire provincial de Gbadolite, permettant le dépistage PCR local du virus Bundibugyo. La province, devenue la huitième touchée, a confirmé deux cas à Wapinda, selon Politico.cd.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
