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Économie

Reuters : Trafigura se retire du projet de ligne de 2 000 MW vers la RDC et la Zambie

Selon une dépêche de l'agence Reuters publiée le mercredi 15 juillet 2026, le négociant Trafigura s'est retiré du projet de ligne de 2 000 MW devant relier l'Angola aux mines de cuivre et de cobalt de la RDC et de la Zambie. Le groupe n'a pas commenté.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 3 min de lecture

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Vue aérienne d'un poste électrique à haute tension en Angola : rangées de portiques et d'appareillage métalliques, pylônes et lignes électriques s'éloignant vers des collines, le long de la crête d'un barrage hydroélectrique surplombant une retenue d'eau.
Le poste à haute tension 220 kV de la centrale hydroélectrique de Capanda, sur le fleuve Kwanza en Angola, d'où doit partir l'électricité destinée à l'exportation. Photo d'archives.© Igor Morozov (User:Megard) / Wikimedia Commons, CC BY-SA 3.0

Le négociant en matières premières Trafigura s'est retiré du projet de ligne haute tension de 2 000 MW qui doit acheminer l'hydroélectricité excédentaire angolaise vers les mines de cuivre et de cobalt de la République démocratique du Congo et de la Zambie. L'information provient d'une dépêche de l'agence Reuters publiée le mercredi 15 juillet 2026, qui cite deux sources proches du dossier, dont un responsable du gouvernement angolais. Trafigura n'a ni confirmé ni démenti.

Un accord d'études signé en juillet 2024

En juillet 2024, Trafigura avait signé un accord non contraignant avec la société d'ingénierie ProMarks et le gouvernement angolais. Cet accord portait sur la conduite des études de faisabilité de la liaison. Un accord non contraignant n'oblige pas ses signataires à aller jusqu'au financement ni jusqu'à la construction.

Interrogé par Reuters sur son soutien au projet, le groupe a répondu « No comment ». Trafigura n'a donc ni reconnu ni contesté le départ que lui prêtent les sources de l'agence. À ce stade, ce retrait reste un fait rapporté par Reuters, pas un fait confirmé par le négociant. La même dépêche indique que les négociations se poursuivent et que la composition du consortium est appelée à changer.

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Ce que la dépêche n'établit pas

Trafigura n'a pas rendu public son retrait et n'en a donné aucun motif. L'information repose sur deux sources anonymes proches du dossier et sur un représentant du gouvernement angolais. Aucune des parties n'a publié de communiqué sur ce point.

Des sites d'analyse avancent des explications au départ du négociant, parmi lesquelles la condamnation de Trafigura pour corruption prononcée en janvier 2025 par le Tribunal pénal fédéral suisse dans un dossier pétrolier angolais, ou des pressions exercées sur l'EXIM Bank américaine. Ces rapprochements relèvent du commentaire. Ils ne constituent pas des raisons officiellement établies.

Trois publications spécialisées, Engineering News, Ecofin Agency et Construction Review Online, ont relayé l'information. Elles reprennent la même dépêche de Reuters. Leur reprise n'est pas une confirmation indépendante.

Deux autres projets avancent

La dépêche mentionne deux projets portés par la société Meridia Energy, présentés comme en progression. Le premier est la ligne Soyo-Inga-Cabinda, chiffrée à 450 millions de dollars. Le second est l'interconnexion Lauca-Kolwezi, chiffrée à 1,25 milliard de dollars. Deux de ces points d'appui, Inga et Kolwezi, se trouvent en RDC.

Ce que cela change à Kinshasa

La ligne vise l'approvisionnement électrique des mines de cuivre et de cobalt, pas celui des ménages de la capitale. Un lecteur de Kinshasa n'en verra donc aucun effet sur son compteur. L'enjeu est ailleurs : ce sont les industries extractives du sud du pays, et les recettes publiques qu'elles génèrent, qui dépendent de la disponibilité du courant.

Rien n'est arrêté. Les négociations continuent, le tour de table doit être recomposé, et le principal intéressé n'a rien dit. Citoyen du Ciel rendra compte de toute déclaration de Trafigura, du gouvernement angolais ou des autorités congolaises sur ce dossier.

Sources : une dépêche de l'agence Reuters publiée le 15 juillet 2026, citant deux sources proches du dossier dont un responsable du gouvernement angolais, reprise sans confirmation indépendante par Engineering News, Ecofin Agency et Construction Review Online.

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