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RDC: la BCC dément toute manipulation des recettes de l'État et clarifie les écarts entre Isys-régies et Navis

La Banque Centrale du Congo a démenti, jeudi 10 septembre 2026, toute manipulation des recettes publiques dans le système ISYS-RÉGIES, affirmant que les opérations sont traçables et qu'aucun écart avec NAVISION ne traduit une disparition de fonds, lors d'un communiqué publié à Kinshasa.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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RDC: la BCC dément toute manipulation des recettes de l'État et clarifie les écarts entre Isys-régies et Navision
Photo d'illustration© Alfani Franck, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La Banque Centrale du Congo (BCC) a réagi aux allégations diffusées sur les réseaux sociaux concernant des suppressions ou des modifications de recettes de l'État dans la plateforme ISYS-RÉGIES. Selon Actualite.cd, la BCC a publié un communiqué jeudi 10 septembre 2026 pour répondre à ces préoccupations, dans le cadre de sa redevabilité visant à « éclairer l'opinion publique ». Elle affirme que son système est sécurisé et que toutes les opérations y sont historisées et traçables.

La BCC rappelle que la plateforme ISYS-RÉGIES a été mise en place depuis 2021 avec l'accompagnement de l'Agence française de développement (AFD) et la participation du gouvernement congolais via le ministère des Finances. L'accès au système est réservé exclusivement aux détenteurs de codes d'accès délivrés par la BCC. Après validation d'une opération, il n'y a aucune possibilité de modification ni de suppression, aussi bien par la Banque Centrale, par les banques commerciales que par la CADECO, précise la BCC dans son communiqué.

Concernant les écarts observés entre les données d'ISYS-RÉGIES et celles du système NAVISION de la Banque centrale, la BCC explique qu'ils concernent généralement les opérations réalisées par la Caisse générale d'épargne du Congo (CADECO), qui n'est pas membre de la chambre de compensation de la BCC. Elle affirme que ces écarts ne traduisent pas une disparition des recettes de l'État.

Pour assurer la coordination et la traçabilité, la BCC indique l'existence d'un cadre de conciliation des recettes de l'État. Ce cadre réunit des représentants du Cabinet du ministre des Finances, des régies financières, de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP) et de la Banque Centrale du Congo. Les conclusions des travaux de conciliation sont sanctionnées par des procès-verbaux signés par toutes les parties, dont la Direction Générale des Impôts (DGI), qui y participe activement.

La traçabilité et le contrôle des recettes font l'objet d'un suivi régulier. La BCC met quotidiennement à la disposition des délégués des régies financières des reportings retraçant les recettes comptabilisées au Compte Général du Trésor. Tout écart constaté fait l'objet de discussions au sein du cadre de conciliation, ajoute la Banque Centrale du Congo.

La BCC réaffirme que les opérations d'encaissement des recettes de l'État sont effectivement enregistrées dans ses systèmes d'information et ne subissent aucune manipulation. Elle souligne que les travaux mensuels de conciliation permettent de garantir l'exactitude et la conformité des données. La Banque Centrale du Congo réaffirme son engagement à poursuivre, en collaboration avec le ministère des Finances, les régies financières et les autres parties prenantes, les efforts engagés dans le cadre des opérations de mobilisation des recettes publiques.

Actualite.cd rappelle qu'en février 2021, l'Agence française de développement et le ministère des Finances de la RDC ont signé une convention de 12,5 millions d'euros destinée à prolonger le renforcement de la chaîne des recettes de l'État par la numérisation et l'interconnexion des régies financières. Ce projet visait à poursuivre le déploiement des logiciels dans les services déconcentrés des régies financières, à renforcer les infrastructures supportant ce système informatique et à déployer un progiciel de gestion intégrée pour la Direction Générale des Impôts.

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