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Culture

Le thé mauritanien, rituel social et langage culturel selon RFI

Le thé structure le quotidien mauritanien, de l'accueil des visiteurs aux décisions collectives. Selon un reportage de RFI diffusé le 17 septembre 2026, cette boisson héritée des ancêtres rythme les journées et fédère la société.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Le thé mauritanien, rituel social et langage culturel selon RFI
Photo d'illustration© IssamBarhoumi, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Selon RFI, le thé constitue la première chose servie à tout visiteur en Mauritanie. Mariam El Medou, interrogée dans son salon à Nouakchott, explique que cette boisson « honore les Mauritaniens » et « fait partie de [leur] culture ». Elle précise que la préparation mobilise trois théières et s'accompagne traditionnellement de pain, de lait et d'arachides. « Si nous avons mal à la tête, nous comprenons immédiatement que c'est un signal qui indique qu'il faut boire du thé », rapporte-t-elle.

Un rituel codifié en trois temps

Mohamed Zein Albidina décrit la spécificité du thé mauritanien à travers « ses trois J » : le nombre de personnes réunies, les braises ou le feu de bois pour la cuisson, et la lenteur du service. Selon lui, le thé se déguste en trois verres successifs, chacun séparé d'un temps de discussion. « On dit que le dernier est le mieux apprécié », indique-t-il. La transition vers le gaz est notée, mais la saveur authentique reste associée aux braises.

Un espace de parole et de décision

Ba Adama Moussa souligne le rôle fédérateur de la boisson : « Le thé rapproche les Mauritaniens. C'est quelque chose que les Mauritaniens prennent pratiquement à toutes les heures de la journée. » Dans les bureaux comme dans les foyers, il rythme l'activité. « Quand les Mauritaniens vous disent quoi de neuf ? En général, les langues se délient autour de ce thé-là », observe-t-il. Les décisions importantes s'y prennent souvent collectivement, le thé jouant le même rôle de « casse-glace » que les repas d'affaires en Occident, selon la comparaison de Ba Adama Moussa.

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