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Justice

Tchad : 30 ans de prison requis contre Abdoulaye Miskine, la défense demande l'acquittement

À N'Djamena, le parquet a requis 30 ans de prison contre Abdoulaye Miskine et dix ans contre ses trois coaccusés. La défense réclame l'acquittement. Le verdict est attendu le 9 septembre, selon RFI Afrique.

Par Rédacteur NIE

· 1 min de lecture

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Tchad : 30 ans de prison requis contre Abdoulaye Miskine, la défense demande l'acquittement
Photo d'illustration© CorbeauNews, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le procès d'Abdoulaye Miskine et de ses trois coaccusés est entré dans sa dernière phase vendredi 4 septembre à N'Djamena, au Tchad, rapporte RFI Afrique. Après plusieurs jours d'audience, le parquet a requis 30 ans de prison ferme contre le chef de guerre présumé. Il est poursuivi pour assassinat, torture, séquestration, enlèvement et viol. Dix ans d'emprisonnement ont été requis contre ses trois coaccusés pour tentative de création et participation à des mouvements insurrectionnels.

Réquisitions du parquet et demandes des parties civiles

Vingt-neuf personnes se sont constituées parties civiles. Elles réclament solidairement 25 milliards de francs CFA de dommages et intérêts, selon la correspondante de RFI à N'Djamena, Nadia Ben Mahfoudh. Leurs avocats estiment que les accusés devraient être jugés pour crimes contre l'humanité. « Nous, c'est ce que nous avons réclamé, à ce qu'il y ait une condamnation pour l'infraction des crimes contre l'humanité, parce que la peine sera donc de la prison à vie », explique Me Ahmat Adberhamane, cité par RFI.

Arguments de la défense : compétence, prescription et preuves

La défense demande l'acquittement des quatre accusés. Elle conteste le dossier sur le fond et sur la forme. Elle remet en cause la compétence de la justice tchadienne, les faits reprochés ayant, selon elle, été commis en Centrafrique. Les avocats invoquent également la prescription. La loi tchadienne prévoit, selon eux, un délai de dix ans pour les crimes, alors que

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