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Société

Suspension de l'inhumation d'un militant de la C64 à Kinshasa, tension à l'hôpital du Cinquantenaire

L'inhumation de Manassé Lomboto, militant de la C64, a été suspendue samedi 26 septembre par décision de justice à l'hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa, provoquant la colère des militants et de la famille.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Suspension de l'inhumation d'un militant de la C64 à Kinshasa, tension à l'hôpital du Cinquantenaire
Photo d'illustration© Tite koya, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Décision judiciaire et blocage de la morgue

L'inhumation de Manassé Lomboto, militant de l'opposition membre de l'ADD Congo et de la plateforme C64, a été suspendue samedi 26 septembre à l'hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa, rapporte Radio Okapi. La justice a ordonné le report des obsèques dans le cadre d'une enquête en cours. Selon le média, des policiers ont été déployés pour bloquer l'accès à la morgue, empêchant la famille et les militants de récupérer la dépouille.

Prince Epenge, cité dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, a déclaré que le groupe était venu prendre le corps pour l'amener à sa dernière demeure mais avait reçu une lettre interdisant la récupération. Il affirme que l'entrée de la morgue est bloquée et que les personnes se présentant comme membres de Lamuka, de la C64 ou de l'ADD Congo sont chassées. Il dénonce des pratiques qualifiées de « régimes passés ». Selon lui, le procureur ayant envoyé la réquisition n'a contacté ni la famille biologique, ni les militants avant d'intervenir. Radio Okapi précise que ses efforts pour obtenir la réaction de la police n'ont pas abouti.

Contexte des violences du 15 septembre

Cette suspension intervient après la marche organisée le 15 septembre par la plateforme C64. À l'issue de cette manifestation, l'opposition avait accusé la Force du progrès, un mouvement proche de l'UDPS, d'avoir attaqué ses militants à Kinshasa et provoqué la mort de Manassé Lomboto. Ces accusations ont été rejetées par l'UDPS. De son côté, le ministre de la Justice avait annoncé l'ouverture d'une enquête afin d'établir les responsabilités éventuelles dans les troubles ayant émaillé cette manifestation.

Enquête en cours

La décision de bloquer le corps s'inscrit dans le cadre de cette procédure judiciaire annoncée par le ministre de la Justice. Aucune information supplémentaire sur l'avancement de l'enquête ni sur la durée prévue du blocage n'a été communiquée par les autorités judiciaires ou policières au moment de la publication de l'article de Radio Okapi.

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