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Soudan du Sud : attaque meurtrière à Rumbek, 71 morts selon le gouvernement

Vendredi 9 octobre 2026, des jeunes bergers armés d'un clan dinka ont attaqué Rumbek, capitale de l'État des Lacs, faisant 71 morts selon le gouvernement. L'ONU a déployé des casques bleus.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Soudan du Sud : attaque meurtrière à Rumbek, 71 morts selon le gouvernement
Photo d'illustration© JennaCB123, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

La ville de Rumbek, capitale de l'État régional des Lacs au centre du Soudan du Sud, a été le théâtre de combats communautaires meurtriers vendredi 9 octobre 2026, rapporte RFI. Des jeunes bergers armés issus d'un clan dinka du nord de la ville y sont entrés vers 4 heures du matin, pourchassant des membres d'un clan rival et provoquant la fuite des habitants.

Bilan humain et réponse des autorités

Le gouvernement sud-soudanais fait état de 71 personnes tuées, dont quatre soldats de l'armée nationale, selon RFI. Les autorités affirment avoir rétabli le contrôle sur la ville en fin de journée et annoncent le déploiement de forces de sécurité additionnelles. De son côté, l'ONU a dépêché des « casques bleus » pour « prévenir les combats » ainsi que « protéger l'hôpital et les ONG », a déclaré Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général, cité par RFI. « La situation est calme mais tendue », a-t-il ajouté.

Conflit clanique ancien et vide sécuritaire

Selon le chercheur sud-soudanais Machot Amuom, interrogé par RFI, il s'agit d'un conflit entre deux clans dinka « dont les causes historiques n'ont jamais été résolues ». Pour Daniel Laat Kon, de l'organisation de la société civile CEPO, la dissolution du gouvernement de transition le 22 septembre a joué un rôle, le nouveau gouvernement local n'étant pas encore pleinement installé à Rumbek. Il appelle l'État à désarmer les jeunes civils avant les élections.

Incertitude sur le scrutin de décembre

Ces événements témoignent d'une situation sécuritaire dégradée qui rend la tenue des élections prévues pour décembre 2026 « très incertaine », selon RFI. « Comment envisager de préparer un scrutin quand les gens vivent dans la peur ? » s'interroge Daniel Laat Kon.

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