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Sortie de Kalanoro premier jeu vidéo malgache sur consoles majeures

Le studio Red Raketa d'Antananarivo a lancé le 24 septembre « Kalanoro », premier jeu vidéo malgache sur PlayStation, Xbox et Nintendo Switch, selon RFI. L'œuvre met en scène la culture malgache via son héroïne Kalakely, jeune esprit des forêts du folklore local.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Sortie de Kalanoro premier jeu vidéo malgache sur consoles majeures
Photo d'illustration© Heinonlein, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une création « concentré de culture malgache »

Le jeu d'aventure et de combat « Kalanoro » est sorti le 24 septembre sur les principales consoles de jeu, rapporte RFI. Développé par le studio Red Raketa basé à Antananarivo, il constitue la première production malgache disponible sur PlayStation, Xbox et Nintendo Switch. L'intrigue suit Kalakely, une jeune kalanoro, créature poilue équivalente aux lutins des forêts dans le folklore malgache, qui sillonne l'île fictive de Lemuria à bord d'un taxi-brousse pour libérer des lémuriens musiciens et organiser un concert rebelle contre la sorcière dictatrice Raneny, selon la game-designer Dina Valisoa Ratsisetraina citée par RFI.

Les créateurs ont voulu présenter un « concentré de la culture malgache », indique RFI. Les décors intègrent rizières et baobabs, tandis que les joueurs cuisinent des plats typiques comme le ravitoto. La bande-son, qualifiée de « 100 % faite à Madagascar » par la co-fondatrice Karen Andriamamonjy, mobilise des artistes reconnus de la Grande Île tels que Marco Klarck, Drwina et Denise, mêlant rock et sonorités tropicales.

Développement autodidacte et défis techniques

« Kalanoro » a pris vie dans un garage d'Antananarivo grâce à une équipe quasi entièrement autodidacte, soutenue par l'incubateur Ony créé par l'artiste français Orelsan, relate RFI. Steevie Rasoanaivo, co-fondateur du studio, explique que l'apprentissage s'est fait « en faisant », nécessitant ordinateurs performants et connexion internet pour accéder aux tutoriels, ce qui constitue « le nerf de la guerre » à Madagascar.

Le portage sur les trois consoles a représenté un défi majeur : « Il y a trois technologies différentes : c'est plein de détails, de contraintes techniques très compliquées. Notre fierté, c'est d'avoir pu le faire nous-mêmes, en interne, ici à Madagascar », affirme Steevie Rasoanaivo cité par RFI. La distribution au Japon et sur d'autres marchés asiatiques est assurée via un partenariat avec le développeur japonais Sega.

Espoir d'une filière professionnelle

Steevie Rasoanaivo espère que cette sortie encouragera le développement d'une industrie du jeu vidéo professionnelle à Madagascar, rapporte RFI. Il souligne la présence de « beaucoup de talents », de jeunes se lançant dans l'animation 3D, l'illustration 2D et la programmation, ainsi que l'existence d'écoles d'informatique et de communautés de développeurs. « Il y a toute la matière pour idéalement créer une industrie et on espère contribuer à ça, au moins pour montrer le chemin », déclare-t-il. Son souhait : que d'autres se disent « Si eux peuvent le faire, est-ce que l'on peut se lancer aussi ? »

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