Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Afrique

Le Sénégal veut diversifier son tourisme au-delà du balnéaire

Selon RFI, le Sénégal cherche à réduire sa dépendance au tourisme balnéaire en misant sur son patrimoine culturel, après une hausse de 18 % des visiteurs français en 2025-2026 mais un total de 1,5 million de touristes en 2025, loin de l'objectif de 2,5 millions.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

Partager
Le Sénégal veut diversifier son tourisme au-delà du balnéaire
Photo d'illustration© Remi Jouan, Wikimedia Commons (CC BY 3.0)

Le Sénégal enregistre une fréquentation touristique en hausse, portée notamment par un report de clientèle française. Selon RFI, le pays a connu une augmentation de 18 % des touristes français sur la période 2025-2026, dans un contexte de risques liés à la guerre au Moyen-Orient. L'Afrique du Sud et l'Égypte bénéficient du même phénomène. Toutefois, avec un million et demi de touristes en 2025, le Sénégal reste loin de son objectif de deux millions et demi de visiteurs annuels.

Un tourisme balnéaire en recul

La station balnéaire de Saly-Portudal, sur la Petite Côte, illustre l'essoufflement du modèle « soleil et plage ». Boubacar Sabaly, directeur général de l'hôtel Bougainvillées, professionnel du secteur depuis plus de quarante ans, dresse un bilan lourd. « Dans notre zone, nous avons perdu 2 000 lits », indique-t-il à RFI. Il énumère les fermetures récentes : l'hôtel Aldiana (300 chambres), le Domaine de Nianing (300 chambres), deux hôtels Savana (216 chambres), l'hôtel Teranga (75 chambres) et l'hôtel L'Espadon. Pour lui, « ça fait beaucoup ».

Diversification culturelle et offres immersives

Face à ce constat, la diversification est présentée comme impérative par Malick Mbaye, secrétaire général de l'Agence sénégalaise de promotion touristique. Selon lui, les États généraux du tourisme, qui se poursuivent jusqu'à la fin de l'année, visent à repositionner le pays. « Le Sénégal est malheureusement positionné comme une destination "soleil d'hiver balnéaire", alors que le potentiel culturel que nous avons est beaucoup plus important », martèle-t-il. Les touristes actuels recherchent des expériences culturelles et naturelles.

Le pays mise sur ses grands rendez-vous : Festival de jazz et Fanal de Saint-Louis, Biennale de Dakar, Festival des minorités. L'agence Sahel Découverte, via sa directrice de production Oumy Sall, développe des programmes immersifs. Elle cite la découverte de Saint-Louis pendant le festival de jazz, des ateliers de foyers améliorés et de plantation de mangrove dans les îles du Saloum, des ateliers dans les rizières et de transformation de la noix de cajou en Casamance. Même à Saly, des ateliers de batik sur la plage et la découverte des coutumes du mariage sont proposés.

Événements sportifs et outils numériques

L'organisation des Jeux olympiques de la jeunesse, prévue dans un peu plus d'un mois, doit démontrer la capacité du Sénégal à accueillir des événements d'ampleur et à développer le tourisme d'affaires. Le pays cible aussi l'appétit culturel des nouvelles générations de la diaspora africaine. Un projet avec l'Unesco prévoit une future scénographie ludique des grands héros d'Afrique au musée Théodore Monod de Dakar. Par ailleurs, une plateforme numérique baptisée « Le Sénégal en un clic » doit rassembler d'ici la fin de l'année toute l'offre touristique nationale et mobiliser les influenceurs.

Partager

À lire aussi