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Santé publique au cœur de la campagne pour les législatives au Maroc

À l'approche des élections législatives du 23 septembre, la santé publique domine les débats au Maroc. Selon RFI, des patients témoignent de conditions précaires à l'hôpital public, tandis que les partis promettent des réformes sans les chiffrer.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Santé publique au cœur de la campagne pour les législatives au Maroc
Photo d'illustration© NicolasLoeuillet, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Témoignages de patients à Casablanca

Devant le CHU Ibn Rochd de Casablanca, Mariam attend des nouvelles d'un proche dans le coma après un accident de la route. Selon RFI, elle craint le coût des soins : « On a peur qu'on nous demande une opération à un prix exorbitant. Dans ce cas-là, soit tu ramènes l'argent, soit le patient reste là-bas ». La patiente n'est pas couverte par l'Assurance maladie obligatoire (AMO). Elle décrit une situation critique à l'intérieur de l'établissement : « Si vous entrez dans l'hôpital, vous allez voir des choses incroyables : des gens par terre, l'un a le ventre ouvert, l'autre est amputé, du sang partout… À l'intérieur, c'est une catastrophe ».

Hamid, 19 ans, consulté pour une fracture de la mâchoire, rapporte une expérience moins négative : « J'ai vu un médecin, j'ai fait une radio, c'était tranquille. C'est juste qu'il y a un manque d'organisation ». Toutefois, interrogé sur le choix entre hôpital public et clinique privée, il répond sans hésiter : « J'irai dans le privé. La prise en charge y est meilleure ».

Une expansion du secteur privé

Selon RFI, les cliniques privées connaissent une expansion rapide au Maroc. Leur nombre a augmenté de près de 30 % entre 2017 et 2024. Cette croissance contraste avec les difficultés persistantes du secteur public, malgré les réformes engagées.

Des promesses partisanes non chiffrées

Pour les législatives du 23 septembre, tous les grands partis promettent des efforts supplémentaires en faveur de la santé publique, notamment pour les infrastructures et le personnel. Aucun ne chiffre toutefois clairement ces mesures, rapporte RFI. Le sujet s'est imposé comme l'un des majeurs de la campagne, un an après la mort de huit femmes après des césariennes à l'hôpital régional d'Agadir. Ce drame avait mis en lumière les défaillances du système et contribué au déclenchement du mouvement de contestation GenZ 212.

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