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Sahara occidental: le Front Polisario met la pression sur l'envoyé personnel de l'ONU

Le Front Polisario a publié un communiqué le 13 octobre 2026 pour critiquer la méthode de l'envoyé personnel de l'ONU au Sahara occidental, Staffan de Mistura, qu'il accuse d'aligner sa position sur celle du Maroc en faveur de l'autonomie, tout en affirmant vouloir maintenir le dialogue sous l'égide

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Sahara occidental: le Front Polisario met la pression sur l'envoyé personnel de l'ONU
Photo d'illustration© Gregor Rom, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le Front Polisario critique l'approche de l'envoyé de l'ONU

Le Front Polisario a diffusé un communiqué mardi 13 octobre 2026, à deux semaines du vote du Conseil de sécurité sur le prolongement du mandat de la Minurso, selon RFI Afrique. Ce communiqué fait suite à des réunions à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU début octobre 2026. Le mouvement indépendantiste sahraoui reproche à Staffan de Mistura, l'envoyé personnel de l'ONU, d'adopter « une attitude qui s'aligne complètement avec la position marocaine qui choisit le principe d'autonomie comme base des futures discussions ». Mohamed Ali Zerouali, représentant du Front Polisario en France, déclare que « M. de Mistura ne veut pas trouver de solution politique » et qu'il « a franchi une ligne essentielle à sa fonction », estimant qu'« un médiateur ne peut se substituer au peuple concerné pour déterminer à l'avance son avenir ».

Le mouvement insiste sur la poursuite du dialogue

Malgré ses critiques, le Front Polisario précise qu'il ne remet pas en cause le processus de négociations sous l'égide des Nations unies. Mohamed Ali Zerouali affirme que le groupe « veut un changement de méthode, pas quitter les négociations », rappelant qu'il a accepté de participer au processus politique car il considère qu'« une solution juste, pacifique et durable doit être recherchée par la voie diplomatique ». Il ajoute qu'il faut « rétablir un cadre de confiance », décrivant son communiqué comme « un avertissement sérieux mais pas un arrêt définitif de la coopération ». La politologue Khadija Mohsen-Finan estime que cette démarche vise à « replacer le principe d'auto-détermination, défendu par le Front Polisario et l'Algérie, au centre des débats ».

La Minurso jugée indispensable malgré les tensions

Le Front Polisario estime que la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) reste « indispensable », même s'il juge que « sa raison d'être ne doit pas être vidée de sa substance ». Mohamed Ali Zerouali insiste sur ce point, tandis que Khadija Mohsen-Finan souligne que « la Minurso maintient la cause sahraouie dans l'agenda international » et que « en critiquant l'envoyé personnel de l'ONU, on maintient le conflit ». Le mouvement lie ainsi ses critiques à un soutien implicite à la prolongation du mandat de la Minurso, dont le vote doit intervenir dans deux semaines suivant la publication du communiqué.

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