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Le Cameroun auditionné par le comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève

Le Cameroun a été auditionné jeudi 22 octobre à Genève par le comité des droits de l'homme des Nations unies. La délégation a répondu sur la corruption, les violences dans les régions anglophones et l'Extrême-Nord, les détentions arbitraires et l'affaire Martinez Zogo, selon RFI.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Le Cameroun auditionné par le comité des droits de l'homme de l'ONU à Genève
Photo d'illustration© Unnerving duck, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Audition à Genève

Le Cameroun a été auditionné jeudi 22 octobre à Genève devant le comité des Nations unies chargé du suivi du pacte international relatif aux droits civils et politiques, rapporte RFI. La délégation camerounaise était conduite par l'ambassadeur, représentant permanent du pays auprès des Nations unies. La session doit se poursuivre le vendredi pour la fin de l'audition.

Préoccupations du comité

Les membres du comité ont soulevé plusieurs sujets. Ils ont interrogé la délégation sur l'efficacité de la lutte contre la corruption. Les violences dans les régions anglophones et dans l'Extrême-Nord ont été évoquées. Le comité a également questionné sur les détentions arbitraires et les procès de civils devant les juridictions militaires. L'affaire Martinez Zogo a été citée nommément. Enfin, la situation des droits des personnes homosexuelles a fait l'objet d'insistance de la part des experts.

Réponses de la délégation

La délégation a d'abord affirmé que le pays dispose d'une « solide armature juridique » pour la protection des droits de l'homme. Elle a toutefois reconnu un possible décalage « entre ce qui est écrit et ce qui est fait ». Concernant les juridictions militaires, elle a défendu leur caractère légal. Elle a précisé que des civils y sont jugés lorsque les faits impliquent la participation présumée d'éléments des forces de défense et de sécurité, citant le cas de l'affaire Martinez Zogo ou l'usage d'armes à feu. Sur la question des discriminations envers les personnes homosexuelles, la délégation a justifié le contexte répressif par un rejet « massif » de ces pratiques par la société. Elle a affirmé que ces personnes ne sont pas traquées et que la loi n'intervient qu'en cas de flagrance ou d'atteinte à la pudeur.

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