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La Belgique condamne la direction du FRN par Joseph Kabila et appelle au dialogue

La Belgique, par la voix de Maxime Prévot, a condamné mercredi 21 octobre la création du Front pour la refondation de la nation dirigé par l'ancien président Joseph Kabila, et réaffirmé son soutien aux processus de Doha et de Washington.

Par Rédacteur NIE

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La Belgique condamne la direction du FRN par Joseph Kabila et appelle au dialogue
Photo d'illustration© Europäische Kommission - Audiovisueller Dienst, Jennifer Jacquemart, Yügen, CE -, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Selon Actualite.cd, la Belgique a réagi mercredi 21 octobre à l'annonce de la création du Front pour la refondation de la nation (FRN), une coalition politico-militaire qui a remplacé l'AFC/M23 dans l'est de la République démocratique du Congo. Le FRN est dirigé par l'ancien président de la République, Joseph Kabila. Par la voix de Maxime Prévot, vice-premier ministre des Affaires étrangères, la Belgique a fermement condamné cette annonce et dénoncé le recours aux armes comme moyen d'accéder au pouvoir.

Appel au dialogue et aux négociations

Maxime Prévot a affirmé que la Belgique a toujours défendu une approche fondée sur le dialogue et la recherche de solutions pacifiques, convaincue qu'il n'existe aucune solution militaire au conflit. Il a estimé que toute escalade armée ne ferait qu'aggraver les souffrances d'une population qui demeure la première victime de rivalités et d'ambitions qui la dépassent. Le ministre belge a exhorté toutes les parties à demeurer sur le chemin du dialogue et de la négociation, qualifiant cette approche de seule raisonnable et responsable.

Soutien aux processus de Doha et de Washington

Malgré la situation sur le terrain et la lenteur des progrès diplomatiques, Maxime Prévot a estimé que les processus de Doha et de Washington constituent des cadres importants pour la recherche d'une solution. Il a souligné que des réunions ont lieu encore ce mois et le mois prochain au titre des deux processus. Il a également noté que les co-facilitateurs de l'Union africaine ont pu récemment se rendre à Kinshasa, à Goma et à Kigali pour contribuer aux efforts de médiation.

Le chef de la diplomatie belge a réaffirmé la détermination de la Belgique à soutenir les initiatives de paix et à encourager la mise en œuvre des engagements pris par les différentes parties. Il a annoncé la poursuite de ses consultations avec ses homologues de la région, les responsables de l'Union européenne et les pays engagés dans les efforts de médiation.

Contexte de la crise persistante

La source rappelle que la crise perdure et que les affrontements se poursuivent malgré la conclusion des accords de Washington entre Kinshasa et Kigali, sous les auspices des États-Unis, ainsi que le lancement du processus de Doha, destiné à traiter le conflit entre Kinshasa et l'AFC-M23. Les appels à la retenue et au respect des engagements se multiplient aux niveaux national, régional et international. Cependant, ces exhortations n'ont pas encore produit d'effets significatifs sur le terrain. Chaque partie continue de défendre sa propre interprétation des engagements contenus dans les accords de Washington, ce qui complique davantage leur application.

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