Économie
Relance de la MIBA : un plan de 70 millions de dollars adopté, la recapitalisation bloquée par un contentieux
IMAGE : MIBA Mbuji-Mayi diamant
Par Rédacteur NIE
· Mis à jour le · 3 min de lecture

Le gouvernement a validé en août 2024 un plan de relance de la Société minière de Bakwanga chiffré à 70 millions de dollars, selon Radio Okapi. Deux ans plus tard, la recapitalisation de l'entreprise est bloquée par un désaccord entre l'État et son actionnaire minoritaire, rapporte Politico.cd.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo a adopté un plan de redressement de la Société minière de Bakwanga (MIBA) lors du Conseil des ministres tenu à Kinshasa le vendredi 23 août 2024, selon Radio Okapi. Ce plan, présenté par le ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa, est financé à hauteur de 70 millions de dollars américains.
Les priorités du plan de relance
Selon Radio Okapi, qui cite le compte-rendu du Conseil des ministres, le plan prévoit plusieurs priorités : la certification des réserves minières, la sécurité des concessions, souvent menacées par des exploitations illégales, et des investissements dans les infrastructures de production. Le plan met également l'accent sur une gestion rigoureuse des charges du personnel et un suivi-évaluation permanent.
La mise en œuvre de ce plan devait permettre à la société de monter en puissance d'ici 2026, avec des prévisions de production annuelle de plus de 2,4 millions de carats, pour un chiffre d'affaires estimé à près de 59 millions de dollars, toujours selon Radio Okapi.
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Une recapitalisation bloquée par un contentieux
Deux ans après cette annonce, la recapitalisation de la MIBA est bloquée par un désaccord entre ses deux actionnaires, rapporte Politico.cd. L'augmentation de capital porte sur 137,54 milliards de francs congolais, soit environ 60,7 millions de dollars. L'État, qui détient 80 % de la société, en assume la plus grande part. ASA Resources Group, qui en détient 20 %, doit apporter 27,508 milliards de francs, environ 12 millions de dollars, et ne l'a pas fait à la date limite de souscription du 27 août, selon ce média.
ASA Resources subordonne son apport à quatre préalables : un audit général, un inventaire du patrimoine, l'intervention d'un cabinet indépendant et une amélioration de la gouvernance. L'actionnaire minoritaire demande également la révision du plan de relance. À défaut d'apport, sa participation serait diluée, précise Politico.cd.
Le litige porte sur l'assemblée générale extraordinaire du 21 mai 2026, qui a décidé l'augmentation de capital. ASA Resources a saisi le tribunal de commerce de Kinshasa-Gombe, selon Politico.cd.
Des arriérés de salaires qui s'accumulent
Le 14 août, les travailleurs de la MIBA ont organisé un sit-in pour réclamer leurs arriérés de salaires, rapporte Politico.cd. Ils font état de huit mois impayés couvrant la période de janvier à août 2026, qui s'ajoutent à un passif historique dépassant deux cents mois cumulés.
Selon Politico.cd, le plan de relance de la MIBA est chiffré à environ 70 millions de dollars, mais environ 9,3 millions de son montage financier ne sont pas couverts. Le blocage de l'apport minoritaire ajoute 12 millions à ce trou.
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