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Économie

RDC : Nicolas Kazadi juge « inacceptable » le retard agricole et cite la Côte d'Ivoire en exemple

IMAGE : agriculture RDC, Nicolas Kazadi

Par Rédacteur NIE

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RDC : Nicolas Kazadi juge « inacceptable » le retard agricole et cite la Côte d'Ivoire en exemple
Photo d'illustration© Mwanacongo, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

L'ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi a estimé mercredi qu'il est « inacceptable » que la RDC soit distancée dans l'agriculture par des pays comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou le Ghana, lors d'une intervention sur la dépendance de l'économie congolaise au cuivre et au cobalt, selon Actualite.cd.

Interrogé mercredi lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala, Nicolas Kazadi a contesté l'idée que la diversification de l'économie congolaise serait restée lettre morte, tout en reconnaissant que sa mise en œuvre est trop lente, rapporte Actualite.cd.

Des réalisations concrètes mais peu visibles

L'ancien ministre des Finances a cité plusieurs réalisations menées sous le régime actuel, notamment le lancement d'au moins deux zones industrielles d'envergure, dont celle de Maluku, ainsi qu'un troisième projet en gestation au Katanga. Il a également évoqué des projets agricoles structurants en cours de déploiement, selon la même source.

Pour expliquer pourquoi ces avancées restent peu visibles dans les grands équilibres économiques, Nicolas Kazadi a pointé la dynamique propre du secteur minier. Selon lui, la croissance de ce secteur, portée par des projets antérieurs et par l'évolution des cours mondiaux du cuivre et du cobalt, tend mécaniquement à écraser statistiquement la progression du secteur non minier, alors que celui-ci progresse également, rapporte Actualite.cd.

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Le projet de batteries électriques « toujours d'actualité »

Sur le projet de fabrication de composants de batteries électriques, souvent présenté comme abandonné, Nicolas Kazadi a affirmé qu'il demeure d'actualité, avec une zone industrielle dédiée toujours prévue. Il a estimé que ce chantier de transformation locale des minerais est appelé à s'accélérer dans le cadre de l'accord conclu avec les États-Unis, sous réserve de disposer de suffisamment d'énergie et d'infrastructures de communication, selon Actualite.cd.

Le retard agricole jugé « inacceptable »

Le volet agricole constitue le point le plus critique de son intervention. Nicolas Kazadi a jugé « inacceptable » que la RDC, ancien premier producteur mondial d'huile de palme pendant plus d'une décennie, se retrouve aujourd'hui distancée par des pays comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun ou le Ghana, alors que son potentiel dépasserait, selon lui, celui de ces pays de dix à vingt fois, rapporte Actualite.cd.

Il a cité en exemple la trajectoire ivoirienne sur la noix de cajou, un secteur inexistant dans ce pays il y a une décennie et devenu, en dix ans, le premier au monde, ou encore celle du Bénin, devenu premier producteur mondial de coton sur une période comparable, selon la même source.

Pour Nicolas Kazadi, ces exemples démontrent qu'une transformation rapide est possible sur des filières comme le café, le cacao, l'huile de palme ou le coton, à condition d'une volonté politique claire, d'une vision structurée et d'une action déterminée. Il a toutefois conditionné cette dynamique à un préalable : le retour de la paix dans le pays, seule condition, selon lui, permettant de rassurer les investisseurs et d'attirer les capitaux nécessaires à ces transformations sectorielles, rapporte Actualite.cd.

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