International
La question liée à l'épidémie d'Ebola en RDC s'invite à la session ordinaire du Conseil des droits de l'homme
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a évoqué l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo lors de l'ouverture de la 63e session ordinaire du Conseil des droits de l'homme à Genève, le lundi 7 septembre 2026, pour illustrer les conséquences de l'affaibl
Par Rédacteur NIE
· 3 min de lecture

Intervention du Haut-Commissaire aux droits de l'homme
Le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies a ouvert, ce lundi 7 septembre, sa 63e session ordinaire, qui se tient jusqu'au 7 octobre au Palais des Nations, à Genève. La session s'est ouverte sous la présidence de l'ambassadeur Sidharto Reza Suryodipuro, représentant permanent de l'Indonésie auprès de l'Office des Nations Unies à Genève. Volker Türk a placé son intervention sous le signe de l'espoir et de la défense du système international des droits de l'homme. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le droit international et les mécanismes de coopération multilatérale afin de garantir la protection des droits fondamentaux pour tous. Il a toutefois alerté sur les pressions exercées contre la coopération internationale, affirmant que certaines puissances chercheraient à remettre en cause les mécanismes multilatéraux au profit d'approches davantage fondées sur les rapports de force et les intérêts transactionnels.
Épidémie d'Ebola en RDC comme exemple
Pour illustrer les conséquences concrètes de l'affaiblissement de la coopération internationale, Volker Türk a évoqué l'exemple de l'épidémie d'Ebola qui sévit depuis le 15 mai 2026 en République démocratique du Congo. Selon lui, l'affaiblissement des systèmes de santé mondiaux et la réduction des financements ont aggravé la situation, qui continue de constituer une menace transfrontalière. La République démocratique du Congo fait face à sa 17e épidémie de maladie à virus Ebola, provoquée par le virus Bundibugyo. Déclarée officiellement en mai 2026 dans la province de l'Ituri, cette nouvelle flambée s'est progressivement étendue à plusieurs provinces du pays. Selon les autorités sanitaires et leurs partenaires, six provinces et plus de 60 zones de santé sont désormais touchées, faisant de cette épidémie l'une des plus graves et des plus rapides jamais enregistrées en RDC.
Contexte et réponse nationale
La progression du virus intervient dans un contexte particulièrement difficile, marqué par l'insécurité, les déplacements de populations, d'importants mouvements de personnes et des capacités limitées dans certaines structures de santé. À ces difficultés s'ajoutent les problèmes de confiance et d'adhésion de certaines communautés aux interventions sanitaires, qui peuvent compliquer la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, l'identification rapide des cas et la prise en charge des personnes infectées. La souche Bundibugyo demeure par ailleurs particulièrement préoccupante, puisqu'il n'existe actuellement ni vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé contre ce virus. L'épidémie a également touché l'Ouganda, où les autorités sont parvenues à interrompre la transmission. En RDC, en revanche, la maladie continue de circuler, maintenant une forte pression sur le système de santé et les équipes engagées dans la riposte. Le gouvernement, avec l'appui de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), du système des Nations Unies, d'Africa CDC et d'autres partenaires, a lancé, le 4 septembre 2026 à Kinshasa, un plan multisectoriel révisé de 180 jours destiné à intensifier et à coordonner la réponse afin de sauver des vies et d'interrompre la transmission du virus. Ce nouveau plan, fondé sur l'approche « Une seule santé » vise notamment à renforcer la surveillance, améliorer la prise en charge des cas et intensifier les interventions au cœur des communautés.
À lire aussi
InternationalTensions entre Kinshasa et Brazzaville : craintes de nouvelles expulsions de ressortissants
Des vidéos de violences visant des biens de ressortissants congolais à Brazzaville circulent sur les réseaux sociaux, selon Politico.cd. Des réunions de sécurité auraient été tenues, ravivant le spectre d'expulsions massives entre les deux pays.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
InternationalL'ONU adopte une réforme de la cartographie mondiale plus proche de la réalité
L'Assemblée générale de l'ONU a adopté vendredi 4 septembre une résolution pour promouvoir une représentation cartographique mondiale plus fidèle à la taille réelle des continents, agrandissant notamment l'Afrique et rétrécissant les États-Unis, selon RFI Afrique.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
InternationalIl y a 60 ans, le procès des assassins de Ben Barka s'ouvrait à Paris
Selon Jeune Afrique, il y a 60 ans s'ouvrait à Paris le procès des assassins de Mehdi Ben Barka, opposant marocain enlevé en 1965. L'affaire conserve encore de nombreuses zones d'ombre, notamment sur le rôle présumé des services secrets israéliens.
Rédacteur NIE ·
Lire l'article
