Aller au contenu
Citoyen du Ciel, Media International

Société

Quatre pêcheurs retrouvés morts dans le lac Kivu à Goma, le M23 soupçonné

La société civile dénonce l'exécution présumée de quatre pêcheurs dont les corps ont été repêchés dans le lac Kivu à Goma, dans la nuit du 10 au 11 octobre 2026. Le M23 est mis en cause par la DYGENEC-RDC.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

Partager
Quatre pêcheurs retrouvés morts dans le lac Kivu à Goma, le M23 soupçonné
Photo d'illustration© MONUSCO Photos, Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

La Dynamique Génération Consciente (DYGENEC-RDC) a dénoncé, ce lundi 12 octobre 2026, l'exécution présumée de plusieurs jeunes pêcheurs à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Selon cette organisation de la société civile, les victimes auraient été ligotées avant d'être jetées dans les eaux du lac Kivu. Les soupçons se portent sur des éléments armés du M23, accusés d'être impliqués dans ce drame.

Bilan provisoire et identités des victimes

Le bilan provisoire fait état de quatre corps retrouvés et acheminés à la morgue de l'Hôpital général de référence de Goma. Les victimes ont été identifiées par leurs proches et leurs collègues pêcheurs. Dans une dépêche, la DYGENEC-RDC a révélé leurs identités : Ombeni Dunia Patrick, originaire de Masisi ; Chrispin Cuma, d'Idjwi ; Ishara Bunaza, de Buzi-Bulenga ; et Emmanuel Cikuru, également originaire d'Idjwi.

Sur les cinq pêcheurs initialement portés disparus, un seul demeure introuvable. Selon les témoignages de ses collègues, il s'agit d'Adili Banza Julien, dont les recherches se poursuivent dans les eaux du lac.

Continuer la lecture1 min

Circonstances et découvertes successives

D'après les premières alertes de la société civile, les faits se seraient produits dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre. Les victimes auraient été exécutées, ligotées, puis jetées dans le lac Kivu. Deux nouveaux corps ont été découverts ce lundi matin à proximité du port du bateau Étoile du Kivu, portant à quatre le nombre de victimes retrouvées et identifiées.

La DYGENEC-RDC et les proches des victimes soupçonnent des éléments armés du M23 d'être à l'origine de ces exécutions présumées. Toutefois, les circonstances exactes du drame et les responsabilités restent à établir. Jusqu'à présent, aucune communication officielle des autorités urbaines ou militaires n'a été rapportée pour éclaircir les circonstances de ces décès.

Appel à une enquête indépendante

Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des organisations de défense des droits humains, qui dénoncent la multiplication des violences visant les civils dans la région de Goma. Face à ces faits, la DYGENEC-RDC appelle à l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante afin de faire toute la lumière sur la mort de ces pêcheurs et d'identifier les responsables. L'organisation exige également que les auteurs de ces actes, une fois identifiés, répondent de leurs actes devant la justice.

Partager

À lire aussi

L'ONG Badilika alerte sur le recrutement d'enfants via les réseaux sociauxSociété

L'ONG Badilika alerte sur le recrutement d'enfants via les réseaux sociaux

L'ONG Badilika appelle le gouvernement congolais à renforcer la protection des enfants contre le recrutement et l'exploitation par groupes armés via les réseaux sociaux, suite à l'adoption de la résolution 2832 du Conseil de sécurité de l'ONU le 19 octobre.

Rédacteur NIE ·

Lire l'article