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Pénurie d'essence à Niamey : files d'attente et rationnement dans la capitale nigérienne

La capitale nigérienne Niamey fait face depuis le week-end du 18 octobre à des files d'attente devant les stations-service, certaines limitant la vente à dix litres par personne, selon RFI.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Pénurie d'essence à Niamey : files d'attente et rationnement dans la capitale nigérienne
Photo d'illustration© Vincent van Zeijst, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une pénurie qui gagne la capitale

Jusqu'à présent relativement épargnée, Niamey connaît à son tour des difficultés d'approvisionnement en carburant. Dimanche 18 octobre, de longues files d'attente étaient visibles devant les stations-service de la ville, rapporte RFI. Un automobiliste interrogé par la radio témoigne avoir passé la journée à chercher du Super, déplorant que « faire le plein est devenu un combat ». Certaines stations ont commencé à limiter la distribution à dix litres par personne.

Face à la situation, le ministère nigérien du Commerce a publié en fin de semaine dernière une liste des stations où de l'essence était encore disponible. Celles-ci ont toutefois été « très vite prises d'assaut », selon la même source.

Des causes structurelles et conjoncturelles

Deux facteurs principaux expliquent cette pénurie dans un pays producteur de pétrole. Premièrement, le manque de capacités de raffinage. Selon l'ancien directeur général de la Société nigérienne du pétrole (Sonidep), limogé de ses fonctions, la raffinerie de Zinder, la seule en activité dans le pays, ne livre que 1,6 million de litres de carburant par jour pour une consommation nationale estimée à 3 millions.

Deuxièmement, l'approvisionnement parallèle par carburant de contrebande en provenance du Nigeria s'est tari. Cette essence est devenue trop onéreuse depuis l'arrêt des subventions publiques nigérianes sur le carburant, indique RFI.

La question d'une hausse des prix

Pour combler le déficit, la Sonidep doit importer de l'essence, ce qui pose la question d'une augmentation des prix à la pompe. Pour l'instant, le chef de la junte, le général Tiani, écarte cette hypothèse. Il y a dix jours, il a rejeté toute hausse des prix du carburant pour « ne pas aggraver le coût de la vie », selon ses déclarations rapportées par RFI.

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