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Politique

Patrick Muyaya exclut l'AFC/M23 du dialogue national et presse l'opposition de clarifier sa position

Le ministre de la Communication Patrick Muyaya a refusé jeudi 3 septembre sur Radio Okapi toute participation de la coalition AFC/M23 au dialogue national annoncé par le président Tshisekedi le 27 août, tout en exigeant que l'opposition rompe tout lien avec les groupes armés.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Patrick Muyaya exclut l'AFC/M23 du dialogue national et presse l'opposition de clarifier sa position
Photo d'illustration© CPGLCONGO, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a fixé jeudi 3 septembre la position du gouvernement congolais concernant le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi lors de son adresse à la nation le 27 août. Invité de l'émission « Dialogue Entre Congolais » sur Radio Okapi, le porte-parole de l'exécutif a opposé un refus catégorique à l'inclusion de la coalition rebelle AFC/M23 dans les futures discussions.

Une porte fermée aux groupes armés

Interrogé sur l'éventuelle nécessité d'associer les acteurs de l'AFC/M23 pour garantir l'efficacité des résolutions, Patrick Muyaya a affirmé qu'accorder une place à ceux qui ont choisi la voie des armes reviendrait à légitimer la violence et à fragiliser les institutions républicaines. Selon le ministre, ce forum national doit se concentrer exclusivement sur la cohésion interne, la recherche d'une paix durable et la préservation absolue de la souveraineté de la République démocratique du Congo.

« Non mais là, c'est aussi une manière pour nous de renforcer ceux qui ont pris les armes. Parce qu'ici la question, les amis de l'opposition qui se sont exprimés à ces sujets, ici il faut qu'ils évitent aussi l'ambiguïté », a-t-il déclaré sur les ondes de Radio Okapi.

Mise en garde à l'opposition

Au-delà du cas des mouvements rebelles, le ministre a orienté son discours vers les partis politiques d'opposition. Il les exhorte à se détacher sans équivoque de toute complicité, même indirecte, avec les forces déstabilisatrices qui opèrent dans l'Est du pays. Le message du gouvernement, selon Patrick Muyaya, est clair : le dialogue national ne servira pas de passerelle politique pour ceux qui maintiennent des liens avec les agresseurs de la République.

« Il faut qu'ils évitent de laisser penser que eux, c'est les béquilles à travers lesquelles les supplétifs s'appuient pour penser s'y repositionner dans ces dialogues nationaux, tout en n'ayant pas renoncé au lien ou à la filiation diabolique avec le père qui donne des armes pour tuer des Congolais », a-t-il ajouté dans la même émission.

Une ligne rouge tracée avant l'ouverture

Cette intervention médiatique fixe le cadre du pouvoir de Kinshasa avant l'ouverture des discussions : le dialogue se fera entre forces républicaines, excluant de facto tout compromis avec la rébellion. L'annonce présidentielle du 27 août continue de susciter d'intenses débats au sein de la classe politique congolaise, tandis que le gouvernement pose ses conditions préalables.

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