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Nigeria: le ministre des Finances exclut tout retour des subventions sur les importations d'essence

Le ministre nigérian des Finances, Taiwo Oyedele, a exclu tout retour aux subventions sur les importations d'essence lors d'une prise de parole en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale à Bangkok, le 18 octobre 2026. Il a affirmé que l'État fédéral n'avait pas financé la réce

Par Rédacteur NIE

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Nigeria: le ministre des Finances exclut tout retour des subventions sur les importations d'essence
Photo d'illustration© Alisa Suwanrumpha, Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Clarification du ministre sur la nature de la mesure

Lors de son intervention à Bangkok, Taiwo Oyedele a déclaré : « Laissez moi être très clair : il n'y aura pas de retour aux subventions, ni aux taux de change multiples ». Il a tenu à préciser que la réduction du prix de l'essence dans les stations-service de la compagnie pétrolière nationale NNPC n'avait pas été financée par l'État fédéral. Selon lui, ce sont les différentes stations-services appartenant au réseau de la NNPC qui se sont engagées à vendre leur carburant à prix coûtant pour une période initiale de 30 jours. Cette explication visait à dissiper la confusion créée par la mesure, qui avait soulevé de nombreuses interrogations parmi les investisseurs, les agences de notation et les institutions multilatérales.

Contexte de la suppression des subventions et réactions

La récente réduction temporaire du prix de l'essence intervient après la suppression des subventions sur les importations d'essence en mai 2023, juste après l'accession au pouvoir du président Bola Tinubu. Un responsable du FMI avait mis en garde, le mercredi 14 octobre 2026, contre la tentation de réinstaurer ces subventions au Nigeria. Alors que la présidence présente cette mesure comme un allègement temporaire face aux chocs des cours mondiaux du pétrole, certains accusent les autorités de populisme à l'approche des élections du 16 janvier 2027. Cette critique s'appuie notamment sur les déclarations des deux principaux opposants du président sortant, Peter Obi et Atiku Abubakar, qui ont déclaré qu'ils souhaitaient rétablir ces subventions s'ils étaient élus.

Position du FMI sur le soutien aux ménages

Le directeur des finances publiques du FMI avait averti, durant la semaine précédant les déclarations du ministre, que « protéger les gens ne signifie pas protéger les prix du carburant ». Il avait recommandé plutôt un soutien ciblé aux ménages les plus vulnérables, plutôt qu'une reprise des subventions généralisées sur les carburants. Cette position du FMI renforce l'argumentaire du ministre nigérian des Finances, qui insiste sur le fait que l'État ne reviendra pas sur sa décision de supprimer les subventions, malgré la pression politique et les appels à un allégement du coût de la vie.

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