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Justice

Le Niger officialise son retrait de la Cour pénale internationale, premier pays de l’AES

Niamey a notifié son retrait du Statut de Rome le 18 juin 2026, suivi du Mali et du Burkina Faso. Le retrait ne prendra effet que dans un an, et n’affecte pas les affaires déjà ouvertes.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· 2 min de lecture

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Siège de la Cour pénale internationale à La Haye
Le siège de la Cour pénale internationale, à La Haye. Photo d’illustration.© Tony Webster, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons

Le Niger a notifié au Secrétaire général de l’ONU son retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) le 18 juin 2026, devenant le premier pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à formaliser la procédure (Human Rights Watch).

Conformément à l’article 127 du Statut de Rome, qui prévoit un préavis de douze mois, le retrait prendra effet le 18 juin 2027 ; jusque-là, Niamey reste tenu de coopérer avec la Cour. Le Mali et le Burkina Faso ont déposé leurs propres notifications le 24 juin 2026, six jours plus tard.

Une rupture annoncée en 2025

Le 22 septembre 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso avaient annoncé conjointement leur intention de quitter le Statut de Rome, dénonçant une CPI qualifiée d’« outil de répression néocoloniale » et une justice « sélective et politisée ». Les trois pays, dirigés par des juntes arrivées au pouvoir entre 2020 et 2023, avaient quitté la CEDEAO en janvier 2025 avant de former l’AES.

Les affaires en cours se poursuivent

Le retrait n’affecte pas les affaires déjà pendantes. La situation au Mali, sous enquête de la CPI depuis 2013, a débouché sur deux condamnations et des ordonnances de réparation pour les victimes ; ces procédures se poursuivent.

Les organisations de défense des droits humains dénoncent un « recul ». Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, parle d’une « fuite en avant » vis-à-vis des obligations de droit international.

Sources

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