Afrique
Niger : nouvelle convention pour relancer le gisement d'uranium de Madaouela
Le Niger et la société Madaouela Mining Company, détenue par l'australien Atomic Eagle, ont signé mercredi 23 septembre une nouvelle convention minière pour relancer le projet d'uranium de Madaouela, dans le nord du pays, annonce le ministère des Mines.
Par Rédacteur NIE
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Signature d'une nouvelle convention
Le ministère nigérien des Mines a annoncé, mercredi 23 septembre, la signature d'une nouvelle convention minière entre l'État du Niger et la société Madaouela Mining Company (Mamico) pour relancer le projet d'exploitation d'uranium de Madaouela, situé près d'Arlit dans le nord du pays, rapporte Jeune Afrique. Mamico est détenue à 60 % par le groupe australien Atomic Eagle et à 40 % par l'État nigérien. Cette signature intervient après l'arrêt de l'exploitation en 2024 et des discussions techniques, juridiques et économiques menées entre les deux parties, selon le communiqué du ministère publié sur Facebook.
Des termes révisés en faveur de l'État
La nouvelle convention prévoit une participation de 40 % pour l'État du Niger au sein de Mamico, contre 20 % précédemment, tandis qu'Atomic Eagle conserve 60 % et le contrôle opérationnel, détaille le ministère des Mines. Le texte prévoit également le paiement d'une redevance initiale de 10 millions de dollars, le renforcement des capacités de l'administration des mines, le développement local et la création d'environ 1 000 emplois au profit de jeunes Nigériens, ajoute la même source. Le directeur général de Mamico, Philip Ross Hoskins, a déclaré lors de la cérémonie que cette participation de 40 % « traduit un partenariat et une convergence d'intérêts entre les deux parties », cite l'Agence nigérienne de presse.
Contexte de tensions avec Orano et arbitrages en cours
Cette relance s'inscrit dans une politique de souveraineté minière prônée par la junte au pouvoir depuis le coup d'État militaire de juillet 2023, note Jeune Afrique. En juillet 2024, le régime militaire avait retiré à la société canadienne GoviEx, devenue Atomic Eagle après réorganisation, le permis d'exploitation du gisement de Madaouela, d'une superficie de plus de 243 km², l'accusant de ne pas avoir démarré l'exploitation dans les délais impartis. GoviEx avait alors engagé une procédure d'arbitrage international. Parallèlement, l'exploitation de l'uranium au Niger fait l'objet d'un bras de fer avec le groupe français Orano, dont la filiale Somaïr a été nationalisée de force en juin 2025, entraînant plusieurs procédures judiciaires. Selon Jeune Afrique, la Roumanie souhaite par ailleurs prendre possession d'environ un tiers du stock d'uranium immobilisé à l'aéroport de Niamey depuis fin 2025, un dossier qui pourrait faire face à des blocages judiciaires.
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