Économie
Nicolas Kazadi juge illusoire une relance de la MIBA sur son modèle historique
L'ancien ministre des Finances Nicolas Kazadi s'est exprimé mercredi sur l'avenir de la Minière de Bakwanga (MIBA), à l'arrêt depuis des années. Selon Actualite.cd, il écarte l'idée d'une simple remise en route de l'entreprise telle qu'elle existait auparavant et plaide pour une transformation profo
Par Rédacteur NIE
· Mis à jour le · 2 min de lecture

Interrogé lors du Space live organisé par Stanis Bujakera Tshiamala sur la part de responsabilité de l'État dans la situation actuelle de la MIBA, Nicolas Kazadi assume une responsabilité historique de l'État, tout en la replaçant dans la continuité de plusieurs régimes successifs, rapporte Actualite.cd.
Selon ses propos rapportés par le média, il rappelle que sous Mobutu, l'entreprise n'a jamais bénéficié d'investissements suffisants ni d'une réelle diversification, malgré un potentiel important. Il affirme ensuite que la MIBA a été, selon ses mots, littéralement « tuée » durant les années Kabila, période marquée par l'exploitation résiduelle de ses ressources dans un contexte de guerre et par la signature de contrats qu'il qualifie de « très mauvais ». Pour lui, la situation actuelle est directement héritée de ce passé.
Un marché du diamant profondément transformé
Au-delà de cet héritage, l'ancien ministre pointe une difficulté conjoncturelle majeure, selon Actualite.cd. Le marché mondial du diamant a profondément changé, avec des cours durablement bas, une demande en recul et une concurrence croissante du diamant synthétique. Des facteurs qui, selon lui, compliquent toute relance de la MIBA sur son modèle économique historique.
Le pari du cobalt et du cuivre
Nicolas Kazadi mise désormais sur les résultats des travaux d'exploration en cours, menés notamment par une société, pour redéfinir l'avenir de l'entreprise. Il écarte l'idée d'une simple remise en route de la MIBA telle qu'elle existait auparavant, plaidant pour une transformation profonde intégrant de nouveaux produits au-delà du seul diamant, ainsi que de nouveaux types de partenariats.
Il cite à l'appui l'exploitation artisanale de cobalt et de cuivre déjà observée sur les terres de la MIBA, notamment dans son propre territoire de Miabi et à Kabeya-Kamuanga, un phénomène qui s'étendrait jusqu'à Kananga. Selon lui, cette dynamique ouvre une perspective minière inédite pour l'ensemble du Grand Kasaï, à condition que les leçons du passé, notamment celles tirées de la Gécamines, soient réellement intégrées, ce qui permettrait, selon lui, de redonner un nouvel élan économique à cette région et à l'ensemble du pays.
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