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Naufrage au large de Djibouti : au moins 139 morts, l'UA appelle à lutter contre le trafic de migrants

Au moins 139 migrants, majoritairement éthiopiens, sont morts dans le chavirement d'une embarcation surchargée près d'Obock, dans la nuit du 8 au 9 octobre. L'Union africaine réclame une action contre le trafic de migrants.

Par Rédacteur NIE

· 3 min de lecture

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Naufrage au large de Djibouti : au moins 139 morts, l'UA appelle à lutter contre le trafic de migrants
Photo d'illustration© Charles Roffey, Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Un naufrage meurtrier près d'Obock

Au moins 139 migrants sont morts et 84 sont portés disparus dans le naufrage d'une embarcation surchargée au large de Djibouti, selon un communiqué de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) cité par Jeune Afrique. L'accident s'est produit dans la nuit du 8 au 9 octobre près de Guhere, au nord de la ville d'Obock. L'embarcation transportait 305 personnes, en majorité des Éthiopiens, qui tentaient d'atteindre le Yémen. Le bateau a chaviré à quelques dizaines de mètres de la côte presque dès son départ, a précisé à l'AFP le chef de mission de l'OIM à Djibouti, Alexandre Coissac, toujours selon Jeune Afrique. « Des survivants m'ont dit que l'embarcation a commencé à chavirer vers l'arrière dès qu'ils sont montés dedans », a-t-il rapporté. Plus de 80 personnes ont survécu, toutes de nationalité éthiopienne. L'OIM apporte son aide à 64 rescapés, tandis que les autorités djiboutiennes poursuivent les opérations de recherche.

L'appel de l'Union africaine

Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à « lutter contre le trafic de migrants » suite à cette « perte tragique de vies », indique Jeune Afrique. Dans un communiqué, il a souligné l'urgence de « s'attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière, de lutter contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains et de promouvoir une migration sûre, ordonnée et régulière ». La directrice générale de l'OIM, Amy Pope, a réagi en déclarant : « Nous ne pouvons pas continuer à considérer ces morts comme quelque chose de normal. Des voies de migration sûres et légales sauvent des vies. J'appelle les gouvernements et les bailleurs de fonds à agir avant qu'une autre embarcation ne fasse naufrage. »

Une route migratoire de plus en plus meurtrière

Depuis le 10 septembre, l'OIM a recensé plus de 20 000 arrivées en provenance d'Éthiopie à Djibouti, en dépit de la reprise des combats au Yémen, rapporte Jeune Afrique. « Il y a toujours le même objectif d'atteindre les pays du Golfe », a expliqué Alexandre Coissac. Un groupe d'environ 150 personnes qui se trouvait dans l'embarcation naufragée avait déjà été refoulé du Yémen et avait retenté la traversée. En 2025, plus de 900 migrants sont morts ou portés disparus sur la « route de l'Est », l'année « la plus meurtrière jamais enregistrée », selon l'OIM. Le nombre de personnes empruntant cet itinéraire a augmenté de 18 % sur cette période, précise l'organisation onusienne. L'humanitaire a également évoqué le cas d'un survivant originaire du Tigré, région du nord de l'Éthiopie où des combats ont repris le mois dernier entre les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et l'armée fédérale, et où l'Érythrée a déployé des troupes ces derniers jours.

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