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Société

Kasaï : 20 corps repêchés après le naufrage d'une baleinière ramenant des élèves de l'Examen d'État

Une baleinière a chaviré dans la nuit du 1er au 2 juillet à la jonction des rivières Kasaï et Sankuru, dans le territoire d'Ilebo. L'administrateur du territoire fait état de 20 corps repêchés, 80 rescapés et plus de 100 disparus. Des élèves rentrant de l'Examen d'État étaient à bord.

Par Rédacteur en chef · Rédacteur en chef

· Mis à jour le · 2 min de lecture

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Une longue embarcation en bois, surmontée d'une cabine à toit de tôle et chargée de sacs, de caisses et de bâches, navigue avec des passagers à bord sur un large fleuve bordé de forêt dense.
Photo d'archives : une baleinière lourdement chargée de marchandises et de passagers sur le fleuve Congo, en 2019. Ce type d'embarcation en bois assure l'essentiel du transport de personnes sur les rivières congolaises.© Ndalilo koli / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Une baleinière a chaviré dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026 à la jonction des rivières Kasaï et Sankuru, dans le territoire d'Ilebo, en province du Kasaï. L'embarcation avait quitté le port Kalina vers 22 heures, en contournant les contrôles de sécurité. Parmi ses passagers figuraient de nombreux élèves qui regagnaient leurs foyers après avoir présenté les épreuves de l'Examen d'État.

Vingt corps repêchés, quatre-vingts rescapés

L'administrateur du territoire d'Ilebo, François Kabula, a livré un bilan provisoire rendu public le 3 juillet. « Il y a eu 80 rescapés et 20 corps sans vie retrouvés », a-t-il déclaré. Il a précisé qu'« il y avait plus de 200 personnes à bord ». Plus de cent personnes sont portées disparues selon ce même bilan.

Les premiers secours ont été portés par des pêcheurs locaux. Le président de la société civile locale, François Malepo, s'est également exprimé.

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Des candidats à l'Examen d'État parmi les passagers

L'embarcation ramenait de nombreux élèves qui rentraient chez eux après avoir présenté les épreuves de l'Examen d'État. C'est ce trajet de retour qui a été interrompu à la jonction du Kasaï et du Sankuru.

Le nombre d'élèves parmi les morts et les disparus n'a pas été communiqué. Aucun décompte distinguant les candidats des autres passagers n'a été rendu public à ce stade.

Ce qui n'est pas établi

Le bilan est explicitement provisoire. Ni le nombre de morts ni celui des disparus ne sont arrêtés, et le chiffre de 20 corps repêchés correspond à un état des recherches au 3 juillet, non à un total définitif.

La surcharge de l'embarcation est avancée comme cause principale « selon les premières estimations des sources locales ». Aucune enquête technique aboutie n'a été rendue publique pour la confirmer. Aucune responsabilité individuelle n'est établie à ce jour. Si des poursuites devaient viser l'armateur ou des agents portuaires, la présomption d'innocence s'appliquerait à chacun d'eux.

La question des contrôles au départ

Le fait établi tient en peu de mots. Une embarcation a quitté le port Kalina vers 22 heures en contournant les contrôles de sécurité, et plus de 200 personnes se trouvaient à son bord, selon l'administrateur du territoire.

La question posée par ce naufrage porte donc autant sur l'effectivité des contrôles au départ des ports fluviaux que sur l'état de l'embarcation. Aucune décision administrative sur ce point ne figure dans les éléments rendus publics à la date du bilan provisoire.

Le bilan communiqué le 3 juillet est présenté comme provisoire par son auteur. Notre rédaction l'actualisera lorsqu'un décompte officiel consolidé sera communiqué.

Sources : Radio Okapi, Al Jazeera, MediaCongo et Reporter.cd.

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