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Société

Kinshasa : retour des pluies et crainte d'inondations dues aux drains bouchés

La première pluie de la saison est tombée dans la nuit du 8 septembre 2026 à Kinshasa. Selon AllAfrica, le soulagement initial laisse place à l'inquiétude face au risque d'inondations causé par le bouchage du réseau de drainage, mal entretenu pendant la saison sèche.

Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Kinshasa : retour des pluies et crainte d'inondations dues aux drains bouchés
Photo d'illustration© Blovua, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La première goutte de la saison des pluies s'est abattue sur la capitale congolaise dans la nuit du lundi au mardi 8 septembre 2026. Selon l'article publié par AllAfrica, cet événement marque la fin de la poussière de la saison sèche et de la rareté de l'eau, mais il ravive immédiatement une inquiétude familière chez les habitants.

Un réseau de drainage défaillant malgré la saison sèche

Le média rapporte que le problème récurrent du bouchage critique du réseau de drainage n'a pas été résolu. La longue période de la saison sèche, pourtant considérée comme le moment propice pour des travaux d'assainissement et de curage préventif à grande échelle, n'a pas été pleinement exploitée. Si quelques artères principales ont vu leurs collecteurs débouchés par endroits, d'immenses tronçons de la ville-province ont été laissés à l'abandon.

La situation atteint même les infrastructures de l'Office des voies et drainage (OVD). Selon la source, plusieurs caniveaux relevant de la responsabilité de cet établissement public débordent déjà de sable, de bouteilles plastiques et de déchets ménagers compactés. L'incapacité de la régie à maintenir ses propres ouvrages au sec jette le doute sur la capacité globale de la ville à absorber les trombes d'eau annoncées.

Conséquences redoutées pour la population et la circulation

Dans les quartiers populaires comme dans les zones résidentielles, la population s'attend à un risque accru d'inondations résidentielles. L'eau de ruissellement, ne trouvant aucun exutoire dans des conduits obstrués, envahirait inévitablement les chaussées puis les habitations. La circulation serait paralysée, les grandes artères se transformant en rivières de boue qui multipleraient les embouteillages déjà étouffants de la capitale.

L'article souligne également des risques sanitaires majeurs. La stagnation des eaux usées combinée aux montagnes d'immondices favoriserait la résurgence de maladies d'origine hydrique et du paludisme. Cette situation aggraverait la pauvreté des ménages qui ne bénéficient pas de soins de santé gratuits.

Appel au déploiement d'équipes d'urgence

Face à des nuages de plus en plus menaçants, les Kinois retiennent leur souffle. L'absence d'une stratégie d'assainissement anticipée et continue durant la saison sèche risque, une fois de plus, de se payer au prix fort. La source juge qu'il y a urgence à déployer des équipes de secours et de curage d'urgence avant que les pluies torrentielles ne plongent à nouveau la ville dans le chaos.

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