International
La ministre des Hydrocarbures prépare un arrêté pour réguler les stations-services à Kinshasa
ECONOMIE
Par Rédacteur NIE
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La ministre d'État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, annonce un projet d'arrêté ministériel pour encadrer l'implantation des stations-services à Kinshasa. Le texte, attendu dans les prochains jours, impose une autorisation technique préalable. Les grands opérateurs pétroliers saluent l'initiative, selon MediaCongo.net. IMAGE : Kinshasa, ministère des Hydrocarbures, station-service
Selon un article de MediaCongo.net publié le 1er octobre 2026, la ministre d'État aux Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, s'attaque à la prolifération anarchique des stations-services en République démocratique du Congo, et plus particulièrement à Kinshasa. Un projet d'arrêté ministériel, dont la signature et la mise en application sont prévues dans les prochains jours, vient imposer des règles strictes d'implantation et d'exploitation.
Un cadre réglementaire strict
Face au constat alarmant du non-respect des distances de sécurité, de la cohabitation risquée avec les habitations familiales et d'une concurrence déloyale, le gouvernement et les opérateurs pétroliers ont établi un diagnostic commun sans appel, rapporte MediaCongo.net. Pour mettre fin à ces dérives, le projet d'arrêté impose désormais une condition préalable obligatoire : l'obtention d'une autorisation technique délivrée par l'administration du ministère des Hydrocarbures avant toute nouvelle construction.
Des techniciens du ministère seront ainsi dépêchés sur le terrain afin de vérifier la conformité des projets. Les critères de vérification portent sur les règles de distanciation entre stations, la protection de l'environnement et la sécurité des zones résidentielles environnantes.
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Accueil favorable des grands opérateurs
Cette initiative gouvernementale a été chaleureusement accueillie par les dirigeants des principales sociétés commerciales pétrolières du pays, selon la même source.
Le directeur général de Cobil SA, Placide Mutabunga, a souligné la nécessité de réguler les concessions pour mettre fin aux implantations anarchiques « côte à côte » ou « face à face ». « Une ville moderne a besoin d'une réglementation stricte. L'arrêté est venu au bon moment », a-t-il affirmé.
De son côté, le directeur général d'Engen RDC, Moussa Konaté, a dénoncé les distorsions de concurrence où des acteurs investissant près de 2 millions de dollars pour des normes strictes se retrouvaient confrontés à des installations d'à peine 200 000 dollars ne respectant aucune règle. Il estime que cette politique s'inscrit parfaitement dans les standards internationaux.
Le directeur général de TotalEnergies RDC, Cheikh Omar Diallo, y voit quant à lui un « signal fort ». Il a rappelé qu'une station-service stocke des matières dangereuses et requiert un cadre sécurisant pour protéger les investissements et les populations riveraines.
En fixant des critères rigoureux sur la sécurité, l'environnement et l'urbanisme, la ministre d'État Acacia Bandubola Mbongo entend poser les fondations d'un marché pétrolier assaini, équitable et sécurisé pour l'ensemble des citoyens congolais, conclut MediaCongo.net.
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