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Mauritanie : marche et dépistage gratuit contre les cancers féminins à Nouakchott

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Par Rédacteur NIE

· 2 min de lecture

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Mauritanie : marche et dépistage gratuit contre les cancers féminins à Nouakchott
Photo d'illustration© Meddou.abdou, Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

L'ONG Sauvons une Vie et des acteurs de la société civile ont organisé jeudi 23 octobre à Nouakchott une marche et une journée de dépistage gratuit pour briser le tabou des cancers féminins, rapporte RFI. IMAGE : Nouakchott Octobre Rose dépistage cancer

Une marche pour briser le tabou

Jeudi 23 octobre, des centaines de femmes ont défilé dans les rues de Nouakchott à l'appel de l'ONG Sauvons une Vie et d'acteurs de la société civile, selon le correspondant de RFI sur place, Moussa Barry. Les participantes, coiffées de casquettes et portant des banderoles aux messages de lutte contre le cancer, ont parcouru plusieurs centaines de mètres avant de rejoindre le site prévu pour la journée de dépistage gratuit. L'initiative s'inscrit dans le cadre de la campagne « Octobre Rose ». L'objectif affiché est de briser le tabou entourant la maladie et d'encourager les femmes à se faire dépister à temps.

Le dépistage comme réponse au manque d'infrastructures

Le cofondateur de l'ONG Sauvons une Vie, Moussa Ndiaye, déplore un manque d'informations sur la maladie en Mauritanie. Il indique que l'organisation mène des actions de sensibilisation chaque année pour faire comprendre à la population les dégâts causés par le cancer, rapporte RFI. Hawa Ba, membre de la société civile, estime quant à elle que seul le dépistage peut sauver davantage de femmes. Elle souligne l'insuffisance des infrastructures sanitaires et le coût élevé de la prise en charge. Selon elle, les organisations civiles peuvent sensibiliser les femmes, leur apprendre à connaître leur corps, les informer sur le cancer du sein et les aider à se faire dépister précocement.

Témoignage d'une survivante

Haouwa Mamadou Dieng, guérie après une longue épreuve, appelle aujourd'hui les femmes au dépistage. Elle raconte avoir eu peur et cru qu'elle allait mourir lorsque l'hôpital lui a annoncé son diagnostic. « Dieu merci, je suis guérie, même si mon sein a été coupé », témoigne-t-elle auprès de RFI. Cette expérience l'encourage à demander aux femmes de se faire dépister, rappelant que plus la découverte est précoce, plus les chances de guérison sont grandes.

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